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L'impact de la pollution de l'air sur les enfants objet de plusieurs études

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La pollution de l'air accroît le risque de mortalité infantile

Trois études viennent de démontrer les effets néfastes de la pollution de l’air sur les nouveau-nés et les enfants. Risque de mortalité infantile accru, réduction de la fonction pulmonaire, apparition de troubles psychiatriques : les résultats sont des plus inquiétants.

Les effets néfastes de trois polluants atmosphériques

On le savait déjà, la pollution de l’air est plus que néfaste pour l’homme, et notamment pour les enfants. Trois nouvelles études viennent d’ailleurs de le démontrer. La première d’entre elles, a été publiée ce vendredi 27 septembre par des scientifiques de l’université de Cardiff. Grâce à l’analyse des données portant sur huit millions de bébés, les chercheurs ont démontré l’impact de 3 polluants atmosphériques sur les nouveau-nés : les particules en suspension (PM10), le dioxyde d’azote (NO2) et le dioxyde de soufre (SO2). « Nous avons constaté que le NO2, les PM10 et le SO2 sont tous liés, à divers degrés, à la mortalité infantile, quelle que soit sa cause, et aux décès post-néonataux », a indiqué Sarah Kotecha, co-auteure de cette étude.

L’étude dévoile que, dans les zones avec le plus fort taux de pollution, le risque de mortalité est de 20 à 40 % plus élevé pour les nouveaux-nés ayant moins de 28 jours, et de 30 à 50 % plus élevé chez ceux ayant entre 28 jours et un an. Des chiffres qui peuvent néanmoins varier selon divers facteurs tels que l’âge de la mère, le genre du nouveau-né ou bien encore son poids.

Provenant toujours du Royaume-Uni, la seconde étude s’est elle attachée à analyser la pollution due au trafic routier, et plus particulièrement l’impact des PM10 sur les enfants. Et là encore les résultats ne sont pas réjouissants. Selon Anna Hansell, professeure en épidémiologie environnementale, « l’exposition aux PM10 de la circulation routière dès le plus jeune âge présentait des associations néfastes avec la fonction pulmonaire chez les enfants de huit ans ».

Augmentation de l’anxiété et apparition de symptômes de dépression

La troisième et dernière étude publiée récemment s’est quant à elle demandée si la pollution de l’air pouvait provoquer des troubles mentaux chez les enfants. Selon les résultats, la réponse est « oui ». Des chercheurs américains de Cincinnati Children's pensent avoir démontré qu’une exposition de courte durée à la pollution de l'air est associée à un développement de troubles psychiatriques chez les enfants, un à deux jours plus tard. Plusieurs études similaires mettent également en évidence ce lien entre pollution de l’air et troubles psychiatriques chez les enfants. L’une d’entre elles indique notamment que la pollution atmosphérique de proximité liée au trafic crée chez l’enfant une augmentation de l’anxiété mais peut également être responsable de l’apparition de symptômes de dépression.

 
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