Assurance santé

L'OMS considère le trouble du jeu vidéo comme une maladie

Publié par le , Mis à jour le 19/06/2018 à 16:29

Pour l'OMS, trop jouer aux jeux vidéo est une pathologie

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est passée à l’acte. En début d’année, l’organisation onusienne faisait part de sa volonté de faire reconnaître l’addiction aux jeux vidéo comme une maladie. C’est aujourd’hui chose faite et le divertissement vidéoludique figure désormais parmi les addictions aux côtés de la cocaïne et des jeux d’argent. Explications.

La Classification internationale des maladies mise à jour

Selon l’OMS, l’addiction aux jeux vidéo consiste en une « priorité accrue » et prolongée au jeu assortie de conséquences sur les « activités personnelles, familiales, sociales, professionnelles » de la personne concernée.

En effet, l’addiction aux jeux vidéo figure désormais dans le projet de 11e révision de la Classification internationale des maladies (CIM), classification médicale codifiée classifiant les maladies ainsi qu’une très vaste variété de signes, symptômes, empoisonnements, circonstances sociales,… Elle rejoint l’addiction aux jeux d’argent et à la cocaïne notamment.

En qualité de directeur du département de la santé mentale et des toxicomanies de l’OMS, Shekhar Saxena précise que cet ajout à la CIM dont la 11e révision doit être publiée à la mi-2018 a été décidé après consultation d’« experts dans le monde entier » et à la suite d’un examen exhaustif de la littérature existant sur le sujet.

2,5 milliards de joueurs et joueuses dans le monde

Selon la définition de l’OMS, il s’agit d’un « comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux numériques » donnant lieu à une « perte de contrôle sur le jeu », à une « priorité accrue accordée au jeu » qui prend alors le pas sur « d’autres centres d’intérêt et activités quotidiennes » et se traduit par « la poursuite ou la pratique croissante du jeu », et ce, malgré les « répercussions dommageables » que cela pourrait avoir.

Plus loin, l’addiction aux jeux vidéo - on parle aussi de « trouble du jeu vidéo » et de « gaming disorder » dans la langue de Shakespeare - doit impacter les « activités personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles » du joueur ou de la joueuse et « en principe », elle doit « se manifester clairement » sur une période minimale d’une année.

Dans le monde, l’on compte actuellement 2,5 milliards de personnes jouant à des jeux vidéo. Toutefois, Shekhar Saxena considère que le trouble du jeu vidéo ne concerne qu’une « petite minorité » d’entre eux. Et l’intéressé d’ajouter que « toute habitude de jouer aux jeux vidéo » n’est pas constitutive d’une « pathologie ».

 
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