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L'Unicef alerte sur les conséquences de la pollution sur les enfants

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Pollution : 3 enfants sur 4 respirent un air toxique en France

Pour la première fois, l’Unicef publie un rapport sur l'impact de la pollution de l'air sur la santé des enfants. On y apprend qu’en France, 3 enfants sur 4 respirent un air toxique.

Premier rapport de l’Unicef sur l’impact de la pollution de l’air

L'Unicef tire la sonnette d'alarme. Dans un rapport publié jeudi, l'Unicef - en partenariat avec WWF, le Réseau Action climat et l'association Respire – alerte sur les effets de la pollution de l'air en ville sur les enfants en France. « Plus de trois enfants sur quatre respirent un air toxique en France », indique ce rapport basé sur des données de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Via sa campagne « Pour chaque enfant, un air pur ! », l’organisme international chargé de la protection de l'enfance demande au gouvernement de réagir.

Les enfants plus vulnérables que les adultes

Pour ce rapport, l’Unicef reprend les recommandations de l’OMS, plus strictes que les normes françaises et européennes. Si l’ensemble de la population respire un air dépassant les seuils recommandés pour le dioxyde d'azote et les particules fines, les enfants sont particulièrement vulnérables. En raison d’une « fréquence respiratoire environ une fois et demie plus élevée que celle des adultes », les enfants ingèrent plus d’air, et donc de polluants. « Cette pollution est particulièrement préoccupante pour les enfants parce qu'ils sont plus proches des pots d'échappement, parce qu'ils inhalent beaucoup plus de pollution du fait de leur activité et parce qu'ils ont des organes qui sont en plein développement », détaillait sur RMC Florent Beissiere, membre de Greenpeace.

Il y a quelques jours l’ONG de protection de l'environnement alertait sur la pollution à proximité des écoles de Marseille, mais aussi Strasbourg. « A l’échelle de Strasbourg et de ses communes périphériques, plus d’une école ou crèche sur trois se situe à moins de 200 mètres d’une zone où la pollution de l’air au dioxyde d’azote dépasse le niveau légal », indiquait Greenpeace.

Généraliser les « zones à faible émission » dans les villes

Selon le rapport de l’Unicef, de nombreuses pathologies « prennent racine dès l'enfance (asthme, allergies, eczéma, syndromes dépressifs, diabètes, obésité...) sont directement liées à la pollution de l'air ». Sébastien Lyon, directeur d'Unicef France, explique néanmoins que « la pollution de l'air n'est pas irréversible si les décisions qui s'imposent sont prises aux niveaux national et local pour améliorer la qualité de l'air ». L’Unicef demande ainsi une généralisation de « zones à faible émission » afin de réduire de 27 % à 1,5 % le nombre d'ERP (établissements recevant du public sensible : écoles, hôpitaux, crèches...) soumis au dépassement du seuil de pollution.

Une espérance de vie réduite de 20 mois

L’Unicef n’est pas le seul organisme à s’inquiéter des effets de la pollution de l’air. Dans son enquête State of Global Air (Qualité de l’Air dans le Monde en français) publié le 3 avril, le Health Effects Institute affirme que les enfants nés aujourd’hui dans le monde devraient voir leur espérance de vie réduite de 20 mois à cause de la pollution de l’air. Les experts déclarent toutefois que « la perte d’espérance de vie ne se manifeste pas de manière égale ». Les cinq pays aux plus forts taux de mortalité provoqués par la pollution de l'air se retrouvent ainsi tous en Asie : la Chine, l’Inde, le Pakistan, l’Indonésie et le Bangladesh.

 
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