Assurance santé

La CMU élargie aux revenus entre 734 et 991 euros par mois

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Le 1er novembre 2019, la CMU sera élargie et deviendra payante

Prestation permettant l'accès aux soins ainsi que le remboursement des soins, prestations et autres médicaments à toute personne résidant en France et non couverte par un autre régime obligatoire d’assurance maladie, la Couverture Maladie Universelle (CMU) va bientôt être élargie et surtout devenir payante.

La CMU gratuite pour les faibles revenus

A compter du 1er novembre 2019, la CMU va être élargie. Ainsi, selon un nouveau projet de loi soumis par l’exécutif, les personnes dont les revenus oscillent entre 734 et 991 euros par mois figureront bientôt parmi les bénéficiaires du dispositif d’aide.

En outre, la CMU et l’Aide à l'acquisition d'une couverture maladie complémentaire (ACS) - on parle aussi d’« aide au paiement d'une complémentaire santé » - qui permet de bénéficier d’une aide pour pouvoir payer un contrat de mutuelle santé, vont fusionner pour devenir la CMU contributive.

Une fois que cette fusion aura eu lieu, la nouvelle CMU deviendra payante en fonction des revenus. Ainsi, elle demeurera gratuite pour les personnes qui perçoivent moins de 734 euros par mois et son coût variera selon l’âge pour celles dont les revenus oscillent entre 734 et 991 euros par mois. Par exemple, le coût de la CMU contributive évoluera de la manière suivante :

  • 8 euros par mois pour une personne de moins de 30 ans,
  • 14 euros par mois pour une personne entre 30 et 50 ans,
  • 21 euros par mois pour une personne entre 50 et 60 ans,
  • 25 euros par mois pour une personne entre 60 et 70 ans,
  • 30 euros par mois pour une personne âgée de plus de 70 ans.

La Mutualité Française peu convaincue

Présenté aux acteurs français de l’assurance, ce projet de « nouvelle CMU » est loin de faire l’unanimité.

Ainsi, la Fédération nationale de la Mutualité Française (FNMF), qui regroupe la majorité des mutuelles santé existant dans l’Hexagone, pointe le sous-financement de ce projet, son mauvais paramétrage et le fait qu’il ne résout ni la « stigmatisation » ni le « renoncement aux soins ».

Par voie de communiqué, Thierry Beaudet, président de la FNMF, fait quant à lui part de ses inquiétudes concernant l’accompagnement des bénéficiaires. Ainsi, il rappelle que la « constitution du dossier » ainsi que le « suivi du bénéficiaire » de la CMU nécessitent chaque année une vingtaine de contacts pour un coût qui dépasse largement 20 euros par an. En laissant les frais de gestion à la charge des assureurs, on dénie aux bénéficiaires leur droit à l’accompagnement.

Enfin, on rappellera que les mutuelles santé se voient accorder jusqu’au 30 juin 2019 pour décider si elles souhaitent ou non s’inscrire dans le nouveau dispositif.

 
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