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La dépendance à l'alcool multiplie par 3 le risque de violences conjugales

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L'alcool décuple les violences conjugales

Un collectif et des spécialistes de l’addiction interpellent le gouvernement pour obtenir des mesures concrètes et une prise en charge de l’alcoolisme dans la lutte contre les violences conjugales.

Alcool et drogues dans 55% des féminicides

En France, une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. L’alcool et les drogues sont très souvent des facteurs de ces tragédies. En atteste ce chiffre : dans 55% des cas de féminicides survenus en 2018, auteur ou victime étaient sous l’emprise d’une de ces substances.

Face à cette situation, un collectif de proches de malades alcooliques et des spécialistes de l’addiction ont adressé deux lettres au gouvernement. Des courriers qui ont pour objectif d’obtenir des mesures adaptées. Les associations regrettent l’absence de l’alcool dans les discussions du Grenelle contre les violences conjugales début septembre 2019 : « Chez les femmes vivant en couple avec un consommateur dépendant le risque de subir des violences est trois fois plus important que dans la population générale » explique le Pr Michel Reynaud, l’un des signataires président du Fonds Actions Addictions.

Pour les spécialistes, la prise d’alcool est un « élément massif » mais « surtout évitable ». Pour faire bouger les lignes, ils proposent plusieurs actions à mener comme :

  • L’application de l’obligation de soins par la justice 
  • Un plan de soutien aux proches aidants de malades alcooliques
  • La création d’une campagne nationale
  • Un registre de violences liées à l’alcool et aux psychotropes
  • Une analyse du rôle de l’alcool et autres substances dans les féminicides

Une ouverture décalée pour les bars Français ?

En parallèle, les associations demandent à l’exécutif la mise en place de mesures qui ont déjà fait leurs preuves à l’étranger. Ils prennent notamment l’exemple de l’Australie qui a réussi un tour de force en diminuant de plus d’un tiers les violences de toutes sortes. Comment ? En demandant une ouverture différée des bars. Les établissements débutent désormais les services 1H30 plus tard.

En mai 2019, l’Académie de médecine est également montée au créneau pour demander des mesures plus fortes. Aujourd’hui, la France reste l’un des plus forts consommateurs d'alcool au monde. L’Académie de médecine pointe du doigt la loi Evin qui connait « un affaiblissement continu ».

 
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