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La Ligue contre le cancer veut durcir la réglementation sur les bières fortes

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Les bières très alcoolisées dans le viseur d'Axel Kahn

Axel Kahn, nouveau président de la Ligue contre le cancer, vient de lancer une alerte sur les bières ultra-fortes. Le généticien souhaite un durcissement de la loi sur cet alcool, qui est, selon lui, facilement accessible par les jeunes.

Des bières à bas prix mais à forte teneur en alcool

Alerte sur les bières très alcoolisées ? Dans un entretien accordé au journal Le Parisien ce dimanche 29 septembre, le nouveau président de la Ligue contre le cancer, Axel Kahn, a souhaité alerter sur les dangers de l’alcool, et notamment ceux des bières très alcoolisées. Des bières qu’il juge trop facilement accessibles par un jeune public. « Ses acheteurs sont le peuple de la rue, et les jeunes. Et pour cause, elles attirent l’œil par leur allure colorée, provocante, qui sont inspirées de l’univers de la BD, du jeu vidéo avec, par exemple, des images de dragons. Il suffit de se promener dans un lieu où une soirée d’étudiants s’est tenue pour voir des cadavres de ces boissons joncher le sol », explique le généticien.

Vendues autour des 2,50 euros, ces bières de 50 cl vont de 14 % à 17 % d’alcool, seuil limite sous peine d’être classées comme des spiritueux. A titre de comparaison, les bières traditionnelles varient entre 5 % et 10 %. Selon une étude du Parisien, une bière de 50 cl à 16,8 % équivaut à boire 67,2 cl de vin à 12,5 %, 16,8 cl de cognac à 40 % ou encore 47 cl de porto à 18 %.

Une négligence des autorités ?

« Mais que font les autorités ? », s’interroge le président de la Ligue contre le cancer, qui demande une réglementation plus stricte. Si les ventes de cette catégorie de bière ne représentent que 0,5 % du marché, Axel Kahn explique qu’il ne serait pas choqué par leur interdiction. En attendant ce dernier propose différentes pistes dont le retrait l’appellation « bière » pour celles « qui n'utilisent pas les procédés traditionnels de fabrication ». Le généticien évoque ainsi les boissons ultra-fortes « élaborées en ajoutant des sucres et des levures afin d’augmenter leurs effets ».

Outre proposer une hausse de la taxe en fonction du degré d’alcool, Axel Kahn regrette l’attitude des autorités. Des autorités qui « ne se sont pas saisies du problème alors qu’elles voient bien les dégâts de cette alcoolisation festive chez les jeunes ». Le président de la Ligue contre le cancer, rappelle enfin que chaque année, l’alcool est responsable de 41 000 décès, dont 15 000 par cancer.

 
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