Assurance santé

La maladie d'Alzheimer touche 900 000 personnes en France

Publié par le

C’est la 25e journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer

Ce vendredi 21 septembre est l’occasion d’évoquer la maladie d’Alzheimer, une maladie neurodégénérative qui touche 900 000 personnes en France. Quels sont les premiers signes ? Quelles en sont les causes ? Où en est la recherche ? Assurland fait le point sur ce qu’il faut savoir.

32 000 malades ont été diagnostiqués avant d’avoir 65 ans

C’est la 25ème journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer. Que ce soit pour les chercheurs, ou les patients, la maladie d'Alzheimer reste quelque peu mystérieuse. Pourtant, elle est de plus en plus répandue. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que près de 50 millions de personnes sont atteintes de démence dans le monde, dont une majorité de la maladie d’Alzheimer. En France, cette maladie neurodégénérative touche 900 000 personnes, selon des données de l’Inserm.

La majorité de ces malades ont plus de 80 ans. Cependant, la maladie d’Alzheimer peut également se déclarer chez des jeunes seniors. « De plus en plus de personnes de moins de 60 ans sont diagnostiquées », explique à France Bleu Picardie Catherine Savignat, présidente de l'association France Alzheimer dans la Somme. D’après les données de l’Inserm, environ 32 000 malades ont été diagnostiqués avant d’avoir 65 ans. Parmi eux, 15 000 avaient moins de 60 ans.

Hérédité et facteurs de risque environnementaux et d’hygiène de vie

Les chercheurs estiment qu’il existe une « susceptibilité individuelle », et ce comme dans toutes les maladies chroniques. « Le risque de développer la maladie est en moyenne multiplié par 1,5 si un parent du premier degré est touché. Il est multiplié par 2 si au moins deux le sont », îndique l’Inserm. D’autres facteurs ne sont néanmoins pas à négliger et c’est notamment le cas de ceux de risque environnementaux et d’hygiène de vie. Différentes études ont en effet démontré qu’une mauvaise santé vasculaire peut entraîner un risque de développer un déclin cognitif plus tard. Une mauvaise santé vasculaire causée par l’obésité, le diabète ou encore le tabagisme. Pour la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer, « l’élimination de ces facteurs de risque permettrait de diminuer de 30 % les cas de maladies d’Alzheimer ».

Un diagnostic trop tardif, un dépistage à améliorer

La détection de la maladie d’Alzheimer se fait aujourd’hui lorsque le patient est victime de troubles de la mémoire ou de l’humeur. « Quand il y a plusieurs phases, plusieurs journées ou mois où cette mémoire est altérée, c'est un signe très important », indique Catherine Savignat. Il existe néanmoins d’autres signes comme la désorientation dans l’espace. Des signes annonciateurs qui ne conduisent pas forcément à un dépistage car ils n’évoquent pas forcément cette maladie. Pourtant, le dépistage précoce peut permettre de ralentir sa progression. Si un patient est pris en charge assez tôt, les médecins peuvent tenter de retarder l’apparition des symptômes mais également de préparer la suite de la maladie, notamment avec les proches. Pour les scientifiques, améliorer le dépistage pour diagnostiquer plus tôt, pourrait permettre aux patients de prendre un traitement pour empêcher, ou du moins limiter, les symptômes.

Plusieurs pistes pour trouver un traitement

Lorsqu’un malade est diagnostiqué, les médecins insistent sur le fait de lui présent les solutions. Alors que les patients tombent dans une profonde détresse, il est important qu’ils se sentent utiles. Olivier de Ladoucette, psychiatre et gérontologue, mais aussi président de la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer évoque notamment la participation à des programmes de recherche. Mais si les patients malades sont plongés dans un grand désarroi c’est également parce qu’aucun nouveau médicament contre cette maladie neurodégénérative n’a émergé depuis 16 ans.

Aujourd’hui, les laboratoires travaillent principalement sur recherche thérapeutique. Pour l’industrie pharmaceutique il s’agit de trouver un traitement capable d’améliorer les symptômes de la maladie mais aussi mettre au point un traitement pour la stopper. Mais aucun traitement n’a pour l’instant été trouvé. Interrogée par Ouest-France, Marie Sarazin, responsable du service de neurologie à l’hôpital Sainte-Anne (Paris), explique que l’échec provient du fait que « tous les laboratoires sont partis sur l’hypothèse amyloïde ». La prévention sur l’accumulation des protéines bêta-amyloïde dans le cerveau concentre les principales approches.

Les recherches sont encore nombreuses, et les pistes multiples. Le professeur Harald Hampel et son équipe à la Pitié-Salpêtrière travaillent notamment sur un programme baptisé « Phoenix » afin de mieux comprendre « la biologie et la neurophysiologie des systèmes propres à la maladie d’Alzheimer », explique LCI. Les espoirs restent présents, et cela est bien nécessaire.

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES