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La pollution de l'air affecterait le cycle menstruel des femmes

Publié par le , Mis à jour le 20/12/2019 à 13:45

La pollution de l'air a aussi des effets sur le cycle féminin

La pollution de l’air aurait un impact sur le cycle menstruel des femmes. C’est ce que révèlent les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale. Selon eux, les particules fines augmentaient la durée de la phase folliculaire.

La phase folliculaire peut augmenter de 0,7 jour

On le sait, la pollution de l’air a un impact sur la santé. Ce que l’on ne savait pas c’est qu’elle affecterait le cycle menstruel de la femme. Selon des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), les particules fines ont tendance à augmenter la durée de la phase folliculaire du cycle d’une femme : « une phase qui correspond à la croissance d’un ovocyte jusqu’à l’ovulation » explique l’institut.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont suivi 184 femmes pendant 30 jours. Les volontaires ne prenaient pas de contraceptif hormonal et devaient effectuer des analyses d’urine. En parallèle, les niveaux de pollution auxquels elles étaient exposées ont été calculés. Ils ont ainsi découvert que la durée de la phase folliculaire pouvait augmenter de 0.7 jour lorsqu’une augmentation de 10 microgrammes par mètre cube de la concentration de particules fines était observée.

Des résultats scientifiques complexes qui dévoilent que « la pollution atmosphérique peut effectivement perturber l’axe qui contrôle le cycle menstruel » explique Rémy Salla, directeur de recherche à l’Inserm. Dans les faits cet axe nommé « hypothalamo-hypophysaire-ovarien" a pour mission de réguler les phases du cycle menstruel. Or, la pollution pourrait altérer son bon fonctionnement. Voilà pourquoi, la régulation du cycle menstruel pourrait être modifiée.

Une espérance de vie réduite de 20 mois pour les enfants

D’une manière générale, la pollution de l’air est toujours aussi mauvaise pour la santé et notamment chez les enfants. Au printemps dernier, l’Unicef alerte sur les dangers du dioxyde d’azote et des particules fines. Si l’ensemble de la population respire un air qui dépasse les seuils, les enfants sont particulièrement impactés en raison de leur taille : « Cette pollution est particulièrement préoccupante pour les enfants parce qu’ils sont plus proches des pots d’échappement parce qu’ils inhalent beaucoup plus de pollution du fait de leur activité et parce qu’ils ont des organes qui sont en plein développement » explique Florence Beissiere, membre de Greenpeace au micro de RMC.

Plus grave, d’après le Health Effects Institute, les enfants nés aujourd’hui devraient voir leur espérance de vie réduite de 20 mois en raison de ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur à travers la planète.

Le taux de pollution surréalistes du métro parisien

Difficile à croire mais la pollution de l’air est plus meurtrière que le tabac. A titre d’exemple, elle est responsable de la mort de 8.8 millions de personnes à travers le monde en 2015 contre 7.2 millions pour la cigarette.

À Paris, les chiffres du taux de pollution dans le métro explosent. Selon une étude publiée par le Parisien, le taux de particules PM 2,5 est 12 fois plus élevé que dans les rues de la capitale.

À Châtelet, la RATP a relevé des taux atteignant 200 microgrammes par m3 alors que la limite fixée est de 25 microgrammes par m3.  

En cette période de grève, les Franciliens peuvent prendre les choses du bon côté. La fermeture des nombreuses lignes de métro vous permettent d’éviter de respirer de l’air pollué.

 
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