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La précarité alimentaire des plus pauvres inquiète le Secours populaire

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1 Français sur 4 ne peut pas acheter des fruits et légumes frais tous les jours

Le Secours populaire vient de publier la 12ème édition de cette enquête consacrée à la pauvreté. Selon elle, 27 % des Français ont des difficultés à acheter des fruits et légumes frais tous les jours. Une donnée qui alerte l’association et rappelle que manger sainement coûte cher.

Un Français sur cinq est en situation de précarité alimentaire

Les Français les plus pauvres ont du mal à manger équilibré. Le Secours populaire français (SPF) a publié ce mardi 11 septembre, son 12ème baromètre annuel sur la pauvreté. Dans cette édition 2018, l’association alarme sur la précarité alimentaire. L’alimentation est « un poste de dépense problématique pour une proportion significative de Français », indique le SPF. Trois données récoltées mettent en exergue ce constat :

  • 27 % des Français ont des difficultés à acheter des fruits et légumes frais tous les jours ;
  • 21 % des Français ne sont pas en mesure de s'offrir une alimentation saine leur permettant de faire trois repas par jours ;
  • 19 % des Français ont des difficultés à régler la cantine de leurs enfants.

Manger sainement devient encore plus difficile pour les ménages les plus modestes. Parmi ceux ayant un revenu mensuel compris entre 1 200 et 2 000 € par mois, 39 % ne parviennent pas à manger des fruits et légumes tous les jours. Un taux qui augmente à 53 % pour les Français qui gagnent moins de 1 200 € par mois. Mais manger équilibré signifie également manger au moins une fois par semaine du poisson et de la viande. Une recommandation difficile à suivre pour les plus démunis :

  • Revenu mensuel compris entre 1 200 et 2 000 € par mois : 25 % ne mangent pas de viande une fois par semaine et 35 % du poisson ;
  • Revenu mensuel inférieur à 1 200 € par mois : 36 % ne mangent pas de viande une fois par semaine et 46 % du poisson.

La précarité alimentaire entraîne des soucis de santé

« Il y a des conséquences qualitatives, les gens ne se nourrissent pas correctement, mais aussi quantitatives, ils sautent parfois un repas », explique à Franceinfo Richard Béninger, secrétaire national du Secours populaire. L’alimentation est incontestablement un marqueur social. Un constat partagé par une majorité des Français selon l’enquête du Secours populaire. Un autre constat difficilement réfutable, une mauvaise alimentation entraîne une dégradation de la santé. « Plus les familles sont dans la précarité, plus elles ont des difficultés à manger, et plus elles ont des soucis de santé. C'est quelque chose qui ne s'améliore pas avec le temps. La nourriture peut permettre aux gens de se sentir mieux dans leur peau et d'être en meilleure santé », indique Benjamin El Zein, responsable solidarité au Secours populaire.

 
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