Assurance santé

Le gouvernement demande à l'Anses de lister les perturbateurs endocriniens

Publié par le
98 vues 1 réaction Note

L'Anses chargée de lister les perturbateurs endocriniens

Le gouvernement a présenté lundi 14 janvier son nouveau plan de lutte contre les perturbateurs endocriniens. Présents dans de nombreux produits, ces composés chimiques peuvent provoquer des problèmes de fertilité ou être à l’origine de certains cancers.

Un an après un premier rapport de l’Igas

La France souhaite rattraper son retard. Il y a un, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) publiait un rapport dans lequel il estimait que la France ne faisait pas le nécessaire pour surveiller et étudier les perturbateurs endocriniens, et ce malgré la première « Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens » (SNPE) de 2014. Un retard que le gouvernement souhaite rapidement combler. Ce dernier a présenté lundi 14 janvier son plan de lutte contre ces substances susceptibles d'interférer avec le système hormonal. Ces composés chimiques, présents dans de nombreux produits de consommation, peuvent provoquer des problèmes de fertilité, de croissance ou encore être à l’origine de certains cancers.

Un site d’information en 2019

La seconde SNPE 2019-2022, qui sera soumise à une consultation publique à partir de lundi jusqu'au 8 février, doit notamment permettre de renforcer la protection des populations. Pour ce faire, le gouvernement a missionné l’Anses pour qu’elle publie d’ici 2021, une liste de perturbateurs endocriniens. « La première phase, c'est de tenir à jour une liste exacte de ce qu'on appelle un perturbateur endocrinien, puisqu'il y a aujourd'hui encore des flous sur certaines molécules, et des débats à l'échelon international », a détaillé Agnès Buzyn, ministre de la Santé. Le projet présenté devant la presse par Mme. Buzyn et le ministre de la Transition écologique François de Rugy prévoient également la création en 2019 d'un site d'information sur les produits chimiques.

Face à cette annonce les ONG se sont montrées plutôt satisfaites. « Ça, c'est positif, la France est à l'avant-garde sur cette question-là, elle veut que les perturbateurs endocriniens soient traités en trois catégories (Ndlr : « suspecté », « présumé » et « avéré ») », explique l'ONG Générations futures.  Adoptée en 2017 la définition européenne ne prend pas en compte les perturbateurs endocriniens « suspectés ».

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
1 RÉACTION
Les laboratoires préfèrent vendre leurs médicaments a " l ÉTRANGER " ..Leur bénéfice est plus important !.... Nous en sommes là !... Le gouvernement ne fait pas grand chose pour règle le PROBLÈME !... Il laisse faire !...

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES