Assurance santé

Le gouvernement veut réformer les offres de soins

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Les professionnels de santé dénoncent une baisse de la qualité des soins

Le gouvernement doit présenter ce mardi 13 février, un plan de transformations du système de santé. La ministre de la Santé Agnès Buzyn devrait évoquer la suppression d’actes médicaux jugés inutiles mais également la tarification à l'acte qui est la cible de nombreuses critiques.

La tarification à l’acte au centre du débat

L’hôpital du Val-d'Oise, à Eaubonne, va être mardi 13 février, le théâtre d’une annonce très attendue. Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn vont y présenter un « plan de transformation du système de santé ». Plusieurs chantiers attendent alors le gouvernement. Le principal concerne la tarification à l’acte, ou T2A.La réforme mettant en place la tarification à l’acte avait été lancée au milieu des années 2000 pour résoudre un problème de financement des hôpitaux. Aujourd’hui, les critiques fusent. En rémunérant les hôpitaux à l’acte, cette réforme a en réalité conduit à une activité plus soutenue et de moins bonne qualité. Le personnel hospitalier évoque une réduction de la durée des consultations ou bien encore des prescriptions inutiles.

Pour Jean de Kervasdoué, l’un des penseurs de la T2A, le constat est logique. « Plus l'activité est soutenue, plus l'hôpital gagne de l'argent, exactement comme dans une entreprise indique-t-il dans L'Opinion l'économiste. Le problème est que le budget destiné au financement des hôpitaux n'a quant à lui pas augmenté. André Grimaldi, professeur émérite d'endocrinologie-diabétologie à la Pitié Salpêtrière, fait une comparaison plutôt claire  au micro de France Inter : « Imaginez une grande surface à qui l'on dit « il faut vendre de plus en plus » mais plus vous vendez et plus on baisse les prix ».

Une annonce très attendue par les professionnels de santé

L’annonce concernant une transformation de la T2A est de fait très attendue. Lors de la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron avait fait la promesse de limiter la part de T2A à 50 % du budget. Édouard Philippe et Agnès Buzyn devraient annoncer le maintien de la tarification à l’activité pour des actes ponctuels. Une décision qui en contrarie certains professionnels préférant la mise en place d’un paiement au parcours de soin. Pour ce qui est des pathologies chroniques, le personnel hospitalier souhaite l’instauration d’un forfait annualisé. La prise en charge des maladies serait dès lors facturée et remboursée la même somme et cela quel que soit le nombre d’actes réalisés.

En transformant les offres de soins, le gouvernement compte également lutter contre les actes inutiles. La ministre de la Santé juge ainsi que 30 % des dépenses de l’Assurance maladie ne sont pas pertinentes. La mise en place d’un forfait équivaudrait à celle d’une feuille de route avec un nombre de rendez-vous défini pour chaque maladie  et opérations. Le gouvernement devrait également annoncer le développement de nouveaux modes de financement ainsi que le raccourcissement des séjours hospitaliers en médecine.

 
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