Assurance santé

Le nombre d'infections sexuellement transmissibles a triplé en France

Publié par le

48 % des étudiants avouent ne pas utiliser de préservatif systématiquement

Entre 2012 et 2016, le nombre d’infections sexuellement transmissibles (IST) a plus que triplé en France, selon Santé publique France. Cette forte recrudescence des infections à chlamydia et à gonocoque touche particulièrement les jeunes de 15 à 24 ans.

Infections à chlamydia : les Franciliennes âgées de 15 à 24 ans particulièrement touchées

Un rapport qui alerte sur le port du préservatif. A travers une enquête publiée mercredi 18 juillet, Santé publique France alerte sur l’explosion des infections sexuellement transmissibles (IST) en France. L’agence nationale de santé publique souligne en effet une forte recrudescence des infections à chlamydia et à gonocoque. En seulement quatre ans, entre 2016 et 2016 le nombre de ces IST a plus que triplé, rapporte Le Figaro :

  • Infections à chlamydia : près de 268 000 cas diagnostiqués chez les plus de 15 ans en métropole et en Outre-mer en 2016, contre 77 000 en 2012 ;
  • Infections à gonocoque : près de 50 000 cas diagnostiqués chez les plus de 15 ans en métropole et en Outre-mer en 2016, contre 15 000 en 2012.

D’après des données analysées par 4000 laboratoires, les jeunes femmes de 15 à 24 ans sont particulièrement touchées par les infections à chlamydia. Elles représentent ainsi 38 % des cas diagnostiqués. C’est en Ile-de-France et en Guadeloupe que les jeunes femmes sont les plus touchées par cette IST responsable d’un tiers des grossesses extra-utérine, et qui augmente fortement le risque de stérilité. Les infections à gonocoque, également évoquées par Santé Publique France, touchent quant à elles deux fois plus les hommes que les femmes. Mais là encore, cette IST est bien plus présente chez les jeunes de 15 à 24 ans. La blennorragie gonococcique, également appelée « chaude-pisse », se manifeste par des « brûlures, écoulement jaune par la verge, le vagin ou l'anus, des douleurs dans le bas du ventre », explique Le Figaro.

Ces données présentées évoquent seulement les cas diagnostiqués. Ce qui laisse penser que les chiffres sont encore bien plus importants. Florence Lot, responsable de l'unité VIH-Sida IST à Santé publique France, explique au journal Le Monde, qu’il « ne s'agit là que de nouveaux diagnostics, qui ne prennent évidemment pas en compte les personnes qui n'ont pas consulté ».

Près d’un étudiant sur deux n’utilise pas de préservatif à chaque rapport sexuel

Mais comment expliquer cette impressionnante recrudescence ? Selon Santé publique France, cette résurgence résulte d’une amélioration des dépistages, d’une sous-évaluation des chiffres de 2012, mais également d’une mauvaise prévention. Pour les spécialistes, l’utilisation du préservatif serait insuffisante chez les populations les plus jeunes. « La prévalence élevée de ces infections chez les moins de 25 ans s'explique par un nombre de partenaires important et un recours non systématique au préservatif », indique l’agence. Selon une enquête menée par la Smerep et relayée par Le Monde, 20 % des lycéens et 48 % des étudiants avouent ne pas utiliser de préservatif à chaque rapport.

En réaction et pour les inciter à utiliser ce moyen de protection, Santé Publique France a lancé mercredi 18 juillet une campagne de prévention. Nommée « Un préservatif ça peut te sauver la vie. Gardes-en toujours sur toi », cette campagne sur les réseaux sociaux durera jusqu'au 17 août.

 

 

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES