Assurance santé

Le port du smartphone dans sa poche, un danger selon l'Anses ?

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L'Anses alerte sur le port du portable trop près du corps

Transporter son portable dans sa poche de pantalon ou de veste peut-il s’avérer dangereux pour notre santé ? Si les preuves d’un impact sont encore trop limitées, l’Anses alerte sur le fait que certains téléphones portables émettent trop d'ondes. L’agence de santé multiplie les préconisations dans une logique de précaution.

Des émissions d’ondes trop importantes

Quels effets ont les ondes électromagnétiques sur notre santé ? Si la question est loin d’être nouvelle, la majorité des études publiées jusqu’à présent n’a pas apporté de preuve claire. Face à ces interrogations persistantes, les agences sanitaires ont été chargées de se positionner sur le sujet. C’est dans ce contexte que l’Anses, l’agence française de sécurité sanitaire, vient de publier lundi 21 octobre un nouveau rapport. Un nouveau car l’agence avait déjà étudié la question en 2013 et en 2016.

Dans la première enquête datant de 2013, l’agence de santé avait conclu à une absence d’impact avéré sur la santé malgré des effets biologiques. La deuxième, qui portait quant à elle plus spécifiquement sur les enfants, mettait en garde sur un possible impact cognitif sur ces jeunes populations.

Pour l’étude dont les résultats ont été publiés hier, l’Anses s’est penchée sur une question bien précise : le port du smartphone près du corps, que ce soit dans la poche d’un pantalon ou d’une veste par exemple. La conclusion est claire, certains téléphones portables émettent trop d'ondes.

Le DAS pour débit d'absorption spécifique

A travers cette étude, l’agence de santé évoque l’ensemble des smartphones mis en vente avant 2016. Elle recommande ainsi de les retirer de la circulation, ou du moins de les mettre à jour, en raison de leur trop forte émission d’ondes. La raison de cette recommandation ? Le DAS (débit d'absorption spécifique), c’est-à-dire l’indicateur qui permet d’évaluer la quantité d'énergie absorbée par le corps exposé à des ondes. Actuellement, la réglementation impose une limite à ne pas dépasser : 2 watts par kilo (W/kg) à 5 mm du corps.

Si certains modèles dépassent aisément cette limite c’est en raison d’une nouvelle réglementation. Avant 2016, les mesures pouvaient être effectuées jusqu’à 2,5 cm du corps. Certains smartphones mis en vente avant 2016 ont donc logiquement un DAS supérieur à la norme.

Les recommandations de l’Anses répondent néanmoins davantage à de la précaution, les preuves d’un impact sur l’activité cérébrale étant aujourd’hui limitées. En attendant, l’agence préconise de durcir encore la réglementation ainsi que d’éviter de porter des smartphones trop près du corps.

 
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