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Les couches pour bébés sont moins toxiques

Publié par le , Mis à jour le 03/07/2020 à 14:16

Il y a du mieux dans les couches pour bébés. Selon la répression des fraudes, les industriels semblent avoir modifié la composition des produits. Début 2019, l’Anses pointe du doigt les substances nocives présentes dans couches. A l’époque, les industriels s’engagent à faire des efforts.

Pas de substances nocives qui dépassent les seuils  

23 janvier 2019, l’agence de sécurité sanitaire (Anses) pointe du doigt la composition des couches pour bébés. A l’époque, 23 marques de couches sont passées au crible. Une soixantaine de substances chimiques seront trouvées. Des substances qui parfois, vont dépasser les seuils sanitaires. Le gouvernement convoque alors les professionnels du secteur.

Quelques heures plus tard, les fabricants décident de jouer la transparence et annoncent : « les fabricants membres du Group’Hygiène s’engagent dès maintenant à indiquer les composants des couches bébés sur leurs emballages ». Ils annoncent aussi que les couches « ne comporteront plus de substances intentionnellement ajoutées susceptibles de présenter des effets allergisants cutanés ».

Plus d’un an après cette annonce, les promesses ont-elles été tenues par les géants du secteur ? A en croire la DGCCRF, les fabricants se sont améliorés. Au terme d’une enquête sur 32 références, aucunes substances nocives ne dépassent les seuils autorisés. Les contrôleurs ont pu constater des baisses des contaminations en résidus divers du coton des couches : « dioxines et furanes, PCB-DL (composés chlorés) et HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) »

Si la répression des fraudes admet des efforts fournis par les industriels, elle distribue tout de même des mauvais points à certaines marques. Pour la première fois, elle dévoile les noms des mauvais élèves. De quoi ravir parents et associations. L’année dernière, ils avaient annoncé leur intention d’attaquer l’Etat en justice en raison de ce manque de transparence : « On parle de marques qui contiennent des produits cancérigènes, mutagènes, des perturbateurs endocriniens, des produits interdits en Europe depuis plusieurs années. Et on ne connait pas le nom des marques concernées, on ne sait pas de quelles couches on parle ! ».

Pampers dans le viseur de la répression des fraudes

Aujourd’hui, les trois marques dans le viseur de la répression des fraudes sont : Pampers Prenium protection, Marmailles Plus et Moina Zaza (vendues à Mayotte et fabriquées en Chine). Elles ont désormais six mois pour apporter des modifications à la composition des couches avant d’être testées de nouveau.

La répression des fraudes reproche à Pampers la présence excessive de formaldéhyde. Interrogé par le Parisien, Antoine Giuntini, le patron de Pampers réfute les conclusions du rapport et évoque « un problème de méthodologie » dans les tests pratiqués.

Rappelons que le formaldéhyde peut être corrosif et favoriser l’apparition de boutons, d’eczéma ou provoquer un érythème fessier.

Des niveaux d’hydrocarbures plus élevés ont aussi été découverts  dans des couches des marches Carryboo et Love&Green.

A l’inverse, les couches Bambo Nature, Eco by Naty ou encore Joone ont été jugées 100% propres par la répression des fraudes.

Dans les trois premières années de sa vie, un bébé est amené à porter 4 000 couches en moyenne. Ce sont plus de 3 milliards de couches qui sont mis sur le marché en France chaque année.

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