Assurance santé

Les Français parmi les plus fiers d'Europe de leur système de protection sociale

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En France, 77 % des salariés s’avouent très attachés au système de protection sociale. Une satisfaction qui ne les empêche néanmoins pas de réclamer une réforme. Pour 47 % il serait nécessaire que les organismes de protection sociale jouent un rôle plus important.

Un attachement au système de protection sociale.

Le Centre technique des institutions de prévoyance (CTip) et le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc) ont publié les résultats de leur treizième baromètre prévoyance et santé. L’occasion de faire le point sur la perception qu’ont les salariés du système de santé mais aussi de connaître ses évolutions.

Le premier enseignement, et non des moindres, est qu’en Europe, les Français sont parmi les plus fiers de leur système de protection sociale. L’enquête du CTip indique que 77 % sont « d’accord avec l’idée que notre système de sécurité sociale peut servir de modèle à d’autres pays ». Un ratio permettant à la France de se placer juste derrière le Danemark (81 %), mais devant l’Allemagne (74 %), la Finlande (73 %) ou la Belgique (72 %).

Malgré cette satisfaction et un indéfectible attachement à notre système de protection sociale, quelques craintes sur son impact économique demeurent. Près de de 55 % pensent ainsi que « les services et prestations sociales en France font peser une trop lourde charge sur l'économie ». Un sentiment faisant naître quelques envies de réformes. Selon le CTip, 55 % souhaitent une réforme progressive du système de protection sociale (29 % veulent le préserver, 14 % en changer l’orientation et 1 % l’abandonner). Parmi les axes d’améliorations proposés, 47 % aspireraient à ce que les organismes de protection sociale jouent un rôle plus important. D’autres organismes sont néanmoins évoqués : 38 % parlent des acteurs privés à but non-lucratif comme les mutuelles et 9 % les acteurs privés à but lucratif comme les sociétés d’assurance.

Les Français se préoccupent de plus en plus de leur santé

L’étude du CTip met également en avant un intérêt croissant des Français pour leur santé. Ils sont ainsi 77 % à affirmer y faire très attention. Cette préoccupation ne concerne en outre pas que les plus âgés, loin de là : 69 % des moins de 25 ans estiment « qu’au quotidien, ils font très attention à leur santé ».

Selon l’enquête, il serait pourtant de plus en plus difficile d’arriver à se soigner. Un peu plus de 35 % se restreignent régulièrement en matière de santé. Il y a 10 ans ce taux était d’un peu moins de 20 %. Une forte progression faisant écho au sentiment croissant que le système de santé se dégrade. Si elle n’interrogeait qu’exclusivement des Franciliens, une étude menée par Le Parisien il y a quelques jours mettaient toutefois en exergue que 58 % exprime actuellement ce ressenti.

Une méconnaissance des réformes récentes

Prise pour améliorer l’accession aux soins, la réforme du 100 % santé est pourtant encore très méconnue. Selon l’enquête, seuls 42 % des salariés, et 50 % des responsables d’entreprises, ont entendu parler de la réforme. Mise en place progressivement depuis le 1er janvier 2019, cette réforme doit permettre assurés de réduire leur reste à charge sur les dépenses en optique, dentaire et audiologie. Mais malgré cela, 66 des salariés % craignent une hausse du prix de complémentaire (80 % chez les responsables d’entreprises).

La réforme du 100 % Santé n’est néanmoins pas la seule réforme méconnue. Adoptée en juillet 2019 (mais appliquée dès le 1er décembre 2020), la loi permettant de résilier à tout moment son contrat de complémentaire santé à partir de la première année sans attendre la date anniversaire, l’est encore plus : 32 % des salariés la connaissent (45 % des responsables d’entreprises).

Généralisation de la complémentaire santé

Si les lois les plus récentes ne sont pas encore connues par la majorité, une plus ancienne est désormais bien en place. Entrée en vigueur le 1er janvier 2016, la loi de généralisation de la complémentaire santé a eu un impact immédiat : entre 2015 et 2017, la part d’entreprises en proposant une pour tous les salariés est passée de 64 à 85 %. Une croissance qui s’est néanmoins stoppé puisque depuis 2017 ce taux stagne.

En termes d’impact, cette loi en a également eu sur la souscription d’options facultatives au sein des contrats collectifs en santé. Entre 2017 et 2019, la part de salariés couverts par une couverture collective obligatoire avec option est passée de 16 à 27 %.

Plus généralement, aujourd’hui, 62 % des salariés sont couverts par une couverture collective obligatoire, 78 % sont couverts en collective de manière générale (9 % via un parent ou conjoint et 7 % via un contrat employeur facultatif), 14 % sont couverts en individuelle. En résumé 92 % sont couverts en santé.

Contrairement à ses objectifs, la réforme a toutefois peu bénéficié aux salariés les plus précaires, en CDD. Si 75% des salariés en CDI bénéficient d’une couverture collective, les salariés en CDD ou autres contrats précaires ne sont que 35 %.

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