Assurance santé

Les Français veulent une assurance pandémie financée par l'État

Publié par le , Mis à jour le 16/10/2020 à 09:46

Vers un nouveau régime d'assurance en cas de crise sanitaire majeure comme le Covid-19 ?

En cette période de crise, les Français attendent beaucoup de leur gouvernement, et notamment une assurance pandémie non-obligatoire, financée par l'État et non les assureurs privés. C'est en tout cas ce que révèle un sondage en ligne réalisé par Assurland.com réalisé du 9 au 20 septembre 2020 auprès de 734 internautes et ayant effectué une comparaison d’assurances via nos formulaires en ligne entre 2019 et 2020.

Les Français désirent la création d'une assurance pandémie non-obligatoire et financée par l'État

Alors que les mesures sanitaires sont de plus en plus strictes en France, avec notamment un couvre feu pour les grandes métropoles annoncé par le président de la République Emmanuel Macron le mercredi 14 octobre, les difficultés économiques rencontrées par les Français sont de plus en plus grandes. Restaurateurs, tenanciers de bars, hôtellerie, événementiel... nombreux sont les secteurs touchés par ces mesures. Leader de la comparaison d'assurances en ligne, Assurland.com a donc interrogé les Français à propos de leur attentes en matière d'assurance en vue de couvrir les catastrophes à venir (sanitaire, émeutes, attentats...).

Résultat : 60 % des Français se positionnent en faveur de la création d'une nouvelle forme d'assurance destinée à couvrir les risques exceptionnels comme une pandémie. Il ne fait aucun doute que la crise de Covid-19 a influencé le choix des sondés. Pourtant, ils ne sont que 47 % prêts à souscrire à une telle assurance et 82 % à penser qu'elle ne doit pas être obligatoire. Les répondants attendent en outre à 75 % que cette assurance soit financée par l'État et non les assureurs privés.

Combien les Français sont-ils prêts à payer pour une telle assurance ?

Côté tarif, 56 % sondés disent être prêts à payer 10 euros par an pour être couverts contre toute perte de salaire. Cela nous permet donc de conclure qu'ils ne désirent pas augmenter leur part de budget dédiée à l'assurance, même si la menace est équivalente à celle de la pandémie de Covid-19. 23 % seraient quant à eux prêts à régler une somme annuelle de 50 euros, 17 % de 100 euros et 4 % de 500 euros et plus. Et ce dans un contexte où les prix des mutuelles connaissent une hausse spectaculaire.

Le gouvernement va finaliser un nouveau régime d'assurance pour les entreprises en cas de catastrophe sanitaire

Toutefois, il faut savoir que le gouvernement et les acteurs du monde de l'assurance se penchent déjà sur la création d'un dispositif nommé « CATEX ». « Le dispositif de « catastrophes exceptionnelles » (ou « CATEX ») proposé par les assureurs aurait vocation à être simple, rapide et forfaitisé pour aider les entreprises assurées à faire face aux cessations ou diminutions significatives d'activité liées à un événement exceptionnel, tels une pandémie, les suites d'un attentat terroriste, des émeutes ou une catastrophe naturelle. Il pourrait être déclenché à la suite d'une déclaration par l'État de fermeture administrative touchant un ensemble d'entreprises pour une durée déterminée et sur une zone géographique donnée », peut-on lire sur le site de la Fédération française de l'assurance (FFA). 76 % des sondés n'ont par ailleurs pas entendu parler de ce dispositif.

Le gouvernement a également annoncé finaliser « dans les prochaines semaines, un nouveau régime d'assurance pour les entreprises en cas de catastrophe sanitaire impliquant une fermeture administrative », d'après le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Le dispositif consisterait en un « système de partenariats public privé qui permet de faire face aux catastrophes sanitaires », expliquait le PDG de Generali France Jean-Laurent Granier. Dans le détail, les compagnies d'assurance prendraient en charge la couverture des sinistres jusqu'à épuisement des primes perçues, puis l'État prendrait le relais dans le cas d'événements d'ampleur exceptionnelle. La cotisation à un tel régime deviendrait obligatoire pour toutes les entreprises.

 
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