Assurance santé

Les laboratoires bientôt sanctionnés en cas de pénurie de médicaments

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Pénuries de médicaments : le gouvernement veut résoudre la crise

Depuis plusieurs mois les Français sont confrontés à des pénuries de médicaments. Reçus par le Premier ministre, les laboratoires pharmaceutiques ont été avertis qu’ils entoureraient désormais des sanctions en cas de pénurie.

Les pénuries de médicaments toujours plus nombreuses

Le gouvernement hausse le ton face aux pénuries. Jeudi 19 septembre était organisée à l’initiative du Premier ministre une réunion avec les représentants des laboratoires pharmaceutiques. L’objectif ? Mettre fin aux incessantes pénuries de médicaments dont sont victimes la France et les Français depuis plusieurs mois. En janvier dernier une enquête publiée par France Assos Santé dévoilait qu’un quart des Français avait déjà été confronté à ce type de problème. Des pénuries qui inquiètent les patients, mais aussi les services hospitaliers, parfois incapables de fournir certains traitements.

Pour remédier à ce qui ressemble à une crise, le gouvernement a décidé de mettre la pression sur les entreprises du secteur. Au cours de la rencontre avec les industriels du médicament, Edouard Philippe a ainsi tapé du poing sur la table. Désormais, les laboratoires qui géreront mal leurs stocks seront sanctionnés.

Si la nature de ces sanctions reste encore à préciser, il s’agit de la première mesure du genre pour résoudre cette crise. Jusque là les mesures annoncées n’apparaissaient pas comme réellement contraignante pour les industriels. En juillet, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait ainsi dévoilé 24 pistes d’actions pour lutter contre cette pénurie.

Des problèmes d'approvisionnement en principes actifs

Mais la menace de sanctions va-t-elle réellement résoudre le problème ? Interrogé par Europe 1 en août dernier, Thomas Borel, directeur des affaires scientifiques des entreprises du médicament, soulignait le fait que ce problème est loin d’être « franco-français », le principal problème devant de la délocalisation du marché². Alors qu’il y a 30 ans, 20 % des principes actifs étaient fabriqués hors d’Europe, ce taux est aujourd’hui de 80 %, selon l’Agence européenne du médicament. « Le marché s'est fortement délocalisé sur des zones comme la Chine et l'Inde », confirmait Thomas Bordel.

Outre ces problèmes d'approvisionnement en principes actifs, les industriels vont également devoir trouver des solutions aux dysfonctionnements du circuit de distribution ainsi qu’à la demande mondiale bien supérieure à l’offre. Si ces entreprises se disent prêtes à faire des efforts, elles craignent néanmoins les « effets pervers » de possibles sanctions.

 
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