Assurance santé

Les professionnels de santé ne sont pas assez vaccinés contre la grippe

Publié par le

Grippe : le personnel soignant ne se vaccine pas suffisamment

Alors que les personnes à risque sont invitées à se faire vacciner contre la grippe depuis le 15 octobre, qu’en est-il des professionnels de santé ? Malgré les nombreuses incitations, peu d’entre eux se font vacciner Santé publique France.

Les médecins bons élèves avec 68 % vaccinés

Les professionnels de santé doivent-ils se faire vacciner contre la grippe ? La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière a commencé, mardi 15 octobre, avec une nouveauté : il est désormais possible de se faire vacciner dans une pharmacie, et ce dans tout l’Hexagone. Comme chaque année, le gouvernement - Agnès Buzyn en tête - s’est efforcé de rappeler l’importance de ce vaccin pour les personnes qualifiées à risque. Mais qu’en est-il des professionnels de santé ? S’il n’existe aucun caractère obligatoire, les incitations sont nombreuses. Pourtant, selon Santé publique France, trop peu franchissent le pas. À l'hôpital, 68 % des médecins, 36 % des infirmiers et 21 % des aides-soignants acceptent de se faire vacciner. Dans les Ehpad, ce taux est de 32 %.

Mais pourquoi un aussi faible taux, alors que l’on pourrait penser qu’il s’agit d’un public averti ? Interrogé par Franceinfo, le Professeur Pierre Tattevin, chef de service des maladies infectieuses au CHU de Rennes, évoque les nombreuses idées reçues : « certaines personnes pensaient que l'on pouvait attraper la grippe même avec le vaccin, ce qui est tout à fait faux ».

Rendre obligatoire la vaccination pour les professionnels de santé ?

Si les fausses idées ne peuvent être la seule cause explicative de ce faible taux, Santé publique France montre à travers son étude que les établissements ayant mis en place des mesures pour promouvoir la vaccination affichent des résultats bien meilleurs. Les campagnes d’information apparaissent d’ailleurs comme la solution privilégiée par la ministre de la Santé. L’an dernier, Agnès Buzyn avait ainsi expliqué vouloir privilégier l’incitation via a signature d'une "charte d'engagement" par les organismes déontologiques de ces professions. La ministre n’écarte néanmoins pas l’idée de rendre obligatoire le vaccin si la couverture vaccinale reste insuffisante. Une mesure qui, selon Santé publique France, divise les professionnels : 44 % se déclarent plutôt défavorables ou pas du tout favorables quand 43 % se disent très ou plutôt favorables.

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES