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Les tampons bio sont aussi risqués que les tampons classiques

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Les tampons bio ne protègent pas mieux contre le syndrome du choc toxique

Réputés plus sûrs, les tampons bio et coupes menstruelles ne protègent pas plus contre le syndrome du choc toxiques. Une étude menée par des chercheurs lyonnais vient de prouver que les méfaits de ces protections hygiéniques étaient similaires à ceux des tampons classiques.

Utiliser plusieurs tampons pour éviter le syndrome du choc toxique

C’est un syndrome dont beaucoup de femmes ont entendu parler. Depuis plusieurs années, les professionnels de santé recommandent aux femmes de changer régulièrement de tampon lors des règles. Et ce pour éviter le syndrome de choc toxique. L’autre recommandation était de ne pas utiliser de tampons hygiéniques classiques au profit de tampons bio et coupes menstruelles. Réputées plus sûres, ces protections hygiéniques ne seraient néanmoins pas plus efficaces. Selon une étude menée par des chercheurs lyonnais et publiée dans la revue Applied and Environmental Microbiology, ces tampons et cup ne protégeraient pas plus contre cette affection rare et potentiellement mortelle due au staphylocoque doré.

Les coupes menstruelles plus risquées que les tampons

Pour arriver à cette connclusion, ces chercheurs ont testé 11 types de tampons et quatre coupes menstruelles en laboratoire. L’objectif étant d’analyser leur effet sur le développement du staphylocoque doré en leur injectant du liquide et une trace de bactérie prélevée sur une malade. Placés dans des sacs en plastiques, les tampons bio et coupes menstruelles y sont restés huit heures. Après ce délai, les scientifiques se sont aperçus qu’il n’existait aucune différence avec des tampons classiques.

« Nos résultats ne soutiennent pas l'hypothèse qui suggère que les tampons composés exclusivement de coton bio pourraient être intrinsèquement plus sûrs que ceux faits d'un mélange de coton et de rayonne », explique Gérard Lina, professeur de microbiologie à l'université Claude Bernard de Lyon. Pour ce qui est des coupes menstruelles, le risque de développement de bactéries est encore plus accru. L’apport d’air supplémentaire serait la principale explication selon cette étude.

 
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