Assurance santé

Les territoires ruraux toujours aussi touchés par les déserts médicaux

Publié par le , Mis à jour le 05/02/2021 à 14:38

Les campagnes continuent de souffrir des déserts médicaux. Selon une étude des maires ruraux de France et de France Bleu, les territoires ruraux comptent deux fois moins de spécialistes que les territoires plus urbains.

Deux fois moins de spécialistes pour 1 000 habitants dans les campagnes

Les maires ruraux de France en partenariat avec France Bleu viennent de dévoiler une étude sur l’état des lieux de la santé sur les territoires ruraux.

Des territoires qui souffrent toujours de la désertification médicale avec parfois deux fois moins de spécialistes pour 1 000 habitants dans les campagnes.

Partout en France, des communes manquent cruellement de médecins et/ou de spécialistes. Selon les chiffres du ministère de la santé, les départements hyper urbains comptent 4,55 médecins (généralistes et spécialistes) pour 1 000 habitants en 2020 contre 2,97 dans les départements ruraux et 2,87 dans les départements dits hyper ruraux.

Concernant les spécialistes, les chiffres sont encore plus inquiétants. En 2020, on recensait 2,28 spécialistes pour 1 000 habitants des départements hyper urbains contre 1,13 dans les territoires plus reculés.

Les régions Centre, Champagne-Ardenne, Auvergne (sauf le Puy-de-Dôme) ainsi que la Bourgogne (sauf l’est de la Côte-d’or) souffrent particulièrement du manque de professionnels de santé.

Sans grande surprise, ce sont les médecins les plus âgés qui exercent le plus dans les déserts médicaux. Plus de la moitié d’entre eux ont plus de plus de 55 ans.

Début 2018, la France comptait plus de 217 000 médecins en activité. Depuis 2010, le nombre de généralistes a diminué de 6,8%. D’après des projections, la France en perdra autant d’ici 2025.

Un plan contre la désertification médicale

Le gouvernement tente de lutter contre la désertification médicale. A l’époque, Agnès Buzyn, ancienne ministre la santé met en place un plan de lutte contre ce phénomène : fin du numerus clausus, création de postes d’assistants médicaux et le remboursement de la téléconsultation.

La téléconsultation qui a d’ailleurs pris son envol durant la crise sanitaire. En 2020, l’Assurance maladie a remboursé 19 millions de téléconsultations. Jusqu’ici peu populaire, la télémédecine est devenue un atout pour des patients souhaitaient échanger avec un praticien sans risque de contracter la Covid-19.

Ce rendez-vous est facturé par le médecin au même tarif qu’une consultation traditionnelle. Selon la spécialité et le secteur d’exercice du médecin, le tarif peut osciller entre 23 et 58,50 euros.

Le tiers payant est appliqué dans son intégralité pour les patients en affection longue durée, les femmes enceintes, les patients bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire.

L’Assurance maladie prend en charge la téléconsultation à hauteur de 70%. La complémentaire santé s’occupe du reste.

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