Assurance santé

Malbouffe : des députés veulent réduire le nombre d'additifs autorisés

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Une mauvaise alimentation peut être à l'origine de nombreux problèmes de santé

Des députés doivent présenter ce mercredi à l’Assemblée nationale un rapport parlementaire sur l'alimentation industrielle. D’après les informations de Franceinfo, il préconise de limiter la teneur en sel des aliments ou encore de réduire le nombre d'additifs autorisés.

La mauvaise alimentation, un problème de santé publique

La lutte contre la malbouffe s’intensifie. Après 6 mois d’enquête et plusieurs dizaines d'auditions, des députés présentent ce mercredi à l'Assemblée nationale un rapport parlementaire sur l'alimentation industrielle. Trop salée, trop sucrée, trop grasse : l’alimentation industrielle est loin d’être saine et cela devient un problème de santé publique. Pour y remédier, le rapport parlementaire devrait, selon les informations de Franceinfo, donner plusieurs recommandations :

  • Réduire le nombre d’additifs autorisés ;
  • Améliorer la qualité des repas à l’hôpital et à l’école ;
  • Rendre obligatoire le logo Nutri-Score ;
  • Créer un secrétariat général à l'alimentation ;
  • Créer une allocation pour les plus démunis ;
  • Limiter la teneur en gras, en sel et en sucre des aliments.

Moins d’additifs, de gras, de sucre et de sel dans les plats industriels

Actuellement, 338 additifs sont autorisés. Un nombre bien trop élevé selon ces députés qui souhaitent le réduire à 48 d'ici 2025. Parmi eux, seulement 4 seraient d’origine chimique. Les autres sont eux utilisés dans l’alimentation biologique. Ces additifs seraient utilisés de manière limitée : un seul exhausteur de goût, un seul colorant et un seul conservateur par produit transformé.

Le rapport parlementaire préconise également de limiter la teneur en gras, en sel et en sucre dans les plats préparés. Alors que la consommation moyenne de sel par jour est de 10 à 12 grammes en France, la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de 5 grammes. Afin de respecter cette préconisation, les députés souhaitent établir un échéancier sur 5 ans maximum. Les industriels qui ne respecteraient pas ces normes seront quant à eux sanctionnés financièrement.

Ehpad, hôpitaux, écoles : la nécessité d’améliorer la qualité des repas

Il s’agit souvent d’une blague mais pourtant. Les repas servis dans les hôpitaux et Ehpad ne sont pas forcément tous de qualité. Même si les raisons sont souvent budgétaires, le rapport préconise d’améliorer la qualité de ces repas, et ce notamment pour lutter contre la dénutrition des personnes âgées. Pour ce qui est des enfants, les parlementaires insistent sur le rôle de l’éducation à l’alimentation et l’amélioration de la qualité nutritionnelle des repas.

Le logo Nutri-Score bientôt obligatoire ?

Une récente étude indiquait que les aliments mal notés par Nutri-Score augmenteraient le risque de cancer. Preuve est donc faite de l’importance de cet étiquetage lancé en 2017 et qui est pour le moment facultatif. C’est justement sur ce point que les députés axent leur préconisation : le rendre obligatoire. Un rôle qui devrait donc être renforcé, et ce malgré les réticences des industriels et la concurrence d’application comme Yuka.

Création d’un secrétariat dédié et d’une allocation pour les moins aisés

Bien manger est également une question économique et sociale. Pour lutter contre les inégalités et la précarité alimentaire, les députés soumettent l’idée de créer une allocation pour les foyers les plus démunis. Les caisses d’allocations familiale délivreraient alors des coupons afin que les ménages les plus pauvres puissent manger sainement.

Dans ce rapport une dernière mesure permettrait d’encadrer toutes les précédentes : la création d’un secrétariat général à l'alimentation. Outre cela, les députés souhaitent que la Direction générale de l’alimentation (DGAL) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) aient des moyens supplémentaires.

 
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