Assurance santé

Mois sans tabac : le chiffre de la participation en baisse

Publié par le , Mis à jour le 04/12/2019 à 15:03

L'édition 2019 du Mois sans tabac a rassemblé moins de fumeurs

Ils étaient un peu plus de 200 000 personnes à participer au mois sans tabac. Si le chiffre peut paraître conséquent, c’est beaucoup moins que l’année précédente. Santé publique France annonce que l’édition 2020 sera revisitée.

Le mois sans tabac a déjà enregistré 800 000 inscriptions

C’est un bilan en demi-teinte que vient de dévoiler Santé publique France. Pour sa quatrième édition, « le mois sans tabac » a rassemblé 203 892 participants. C’est bien moins que les 241 000 personnes de novembre 2018.

Même si les fumeurs n’étaient pas tous au rendez-vous, le mois de novembre a été l’occasion d’arrêter la cigarette. En l’espace de deux ans, ce sont deux millions de Français qui ont réussi à raccrocher. Depuis la création de cette opération, près de 800 000 inscriptions ont pu être comptabilisées. Pour motiver la population, Santé publique France annonce d’ores et déjà que l’édition 2020 sera revisitée.

Les participants de cette édition « ont été nombreux à recourir aux outils d’aide à distance, confirmant l’importance d’être accompagné dans la démarche d’arrêt ».

Dans les faits, plus de 22 000 personnes n’ont pas hésité à demander l’aide du service d’accompagnement téléphonique du site Tabac Info Service. Et plus de 128 000 téléchargements de l’application dédiée au mois sans tabac ont été constatés. Sur cette appli, on retrouve :

  • Un programme d’e-coaching
  • Des conseils de tabacologues
  • Des vidéos de soutien
  • Des astuces et des mini-jeux
  • Le suivi des bénéfices de l’arrêt de la cigarette

Les 25/34 ans et les 35/44 ans sont deux catégories de la population qui se sont le plus inscrits à ce mois sans tabac.

Avec 75 000 morts par an, le tabac est la première cause de mortalité évitable dans le pays. Un bilan très important dont commence à prendre conscience la population. Dans une étude publiée en octobre dernier, Heyme, la première mutuelle dédiée aux étudiants et aux 16/35 ans révèle que 25% des jeunes se déclarent fumeurs occasionnels ou réguliers. Parmi ces fumeurs, 84% des étudiants souhaitent arrêter la cigarette.

Un paquet de cigarettes à 10 euros

En plus d’être mauvais pour la santé, le tabac coûte de plus en plus cher. Au 1er novembre 2019, un paquet de cigarettes coûtait en moyenne 9.30 euros. En 15 ans et sous l’impulsion des différents gouvernements, le prix du tabac n’a cessé d’augmenter.

D’ici la fin 2020, la somme symbolique des 10 euros devrait être franchie : « La méthode la plus efficace pour endiguer la propagation de la consommation du tabac passe par des politiques réduisant directement la demande. L’option la plus puissante et la plus rentable pour tous les gouvernements consiste simplement à augmenter les prix du tabac en appliquant des taxes sur la consommation » estime l’organisation mondiale de la santé (OMS). Une directive suivie à la lettre par l’exécutif et qui commence à porter ses fruits. Les hausses à répétition encouragent des fumeurs à stopper la cigarette.

Une bonne pour nouvelle pour la Sécurité sociale car les fumeurs occasionnent des frais. Aujourd’hui, le tabac est responsable de près de 25 milliards d’euros de dépenses de santé pour l’Etat.

Les bienfaits de l’arrêt de la cigarette

Pour celles et ceux qui arrivent à se passer de la cigarette, les bénéfices pour la santé peuvent être automatiques. En effet, les anciens fumeurs ont pu constater une amélioration du goût et de l’odorat en l’espace de 48 heures. Après trois jours sans une dose de nicotine, c’est la respiration qui va sensiblement s’améliorer. La fatigue et la toux vont aussi diminuer et le souffle reviendra entre deux semaines et trois mois après la dernière cigarette.

L’arrêt de la cigarette ouvre aussi la porte à une augmentation de l’espérance de vie de 10 à 15 ans et une diminution des risques comme l’infarctus du myocarde ou de l’AVC.

N’oubliez pas que des aides existent pour arrêter de fumer. C’est le cas des substituts nicotiniques qui peuvent prendre différentes formes et qui augmentent les chances de réussite de 50 à 70%. C’est le cas des gommes à mâcher, de la nicotine, des timbres ou encore des patchs.

Des aides qui peuvent être remboursés par la Sécurité Sociale sur prescription médicale. Depuis le 1er janvier, ils sont remboursés à hauteur de 65% et le ticket modérateur peut être pris en charge par la complémentaire santé.

 
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