mySofie, l'appli qui aide à retrouver ses remboursements santé

Publié par Quentin Bas Lorant le 30/03/2022 à 15:24 , Mis à jour le 04/04/2022 à 10:07

Un tiers des Français a le sentiment de mal connaître ses droits de couverture santé, et 42% pensent que le système de santé français est trop compliqué. Pour répondre aux enjeux de cette étude qu'elle a menée, l'application mySofie propose aux particuliers de suivre plus facilement leurs remboursements, de mieux comprendre leurs restes à charge, et même, depuis peu, de souscrire une surcomplémentaire.  Pour nous expliquer ces nombreuses fonctionnalités qui visent à faciliter la vie des ménages, nous avons rencontré Philippe Baranski, co-fondateur de mySofie.

Comment est né le projet mySofie ?

Avec Aymeric Méhu, nous avons créé mySofie en 2017, après avoir travaillé pendant vingt ans dans un groupe de protection sociale. Nous y avons fait le constat que personne ne comprenait rien à l'assurance santé. Nous avons donc développé ce projet pour rendre ce sujet accessible et compréhensible par toutes et tous. Notre solution, que nous considérons disruptive, est logée dans une application mobile gratuite qui permet de concentrer et d’analyser au même endroit l'ensemble des informations médico-administratives de nos assurés. Nous sommes les seuls à répondre à cette problématique aujourd'hui en Europe, et nous délivrons une expérience client très bien notée sur les stores. Après trois ans de R&D pour bâtir cette solution, nous sommes à l’heure actuelle connectés avec 375 mutuelles, compagnies d'assurances, institutions de prévoyance, et régimes de Sécurité sociale. Nous sommes en capacité d'analyser quotidiennement 147 000 contrats, et 4,8 millions de soins. Au total, ce sont 315 millions d'euros qui ont été optimisés par notre application.

Combien d'utilisateurs vous font confiance aujourd'hui ?

L’application compte aujourd’hui 185 000 membres. Au-delà du nombre, nous sommes surtout particulièrement fiers du fait que nos utilisateurs consultent mySofie en moyenne 8 fois par mois, soit un peu plus de 3 millions de visites cumulées en 2021. C’est 100 fois plus de connexions que sur l’espace client ou l’application d’un assureur classique. Il faut dire que nous avons souhaité proposer une vraie révolution, dans la mesure où nous sommes en capacité de reconstituer l'intégralité du parcours de soin de l’utilisateur, de lui dire comment il sera remboursé, s'il est bien remboursé, et, in fine, comment il peut optimiser son remboursement de mutuelle.

L'application permet donc aussi d'identifier clairement son reste à charge

Tout à fait. L’optimisation est une problématique structurelle dans la prise en compte du soin en France. Sur l'ensemble des dépenses de santé des Français, qui s'élèvent à 207 milliards en 2019, 165 sont pris en charge par la Sécu, 28 par les complémentaires, et les Français ont donc un reste à charge de 14 milliards d'euros. Nous avons analysé ce montant, pour voir comment nous pouvions le réduire. Nous proposons au travers de l'application une surcomplémentaire, qui s'appelle myBooster et qui s'attaque au reste de charge de nos utilisateurs sur les soins de ville, hors optique et dentaire : médecine douce, spécialiste, auxiliaire médicaux, analyse en laboratoire, radiologie, etc. Sur ces soins, nous offrons la possibilité d'être remboursé de 35%, 50% ou 75% du reste à charge après intervention de l’Assurance maladie et de la complémentaire. 

Comment se déroule la souscription à cette offre ?

Tout ceci se fait de façon automatique : si nous détectons un soin avec un reste à charge plus ou moins important (supérieur à 10 euros) nous allons vous alerter qu'il peut être diminué grâce à myBooster. Ensuite, vous avez la possibilité de souscrire en 90 secondes cette offre, et de profiter du remboursement automatique sur votre compte bancaire. Nous avons lancé cette première offre de surcomplémentaire au mois d'octobre, et nous analysons dès à présent de nouvelles opportunités, qui pourraient nous permettre de nous attaquer aux restes à charge en optique, en dentaire et en hospitalisation.

Vous promettez aussi de simplifier la vie administrative des familles

La particularité de mySofie, c'est que vous pouvez connecter autant de contrat que vous souhaitez, et constituer votre tribu d’assurés : vous, votre conjoint.e, vos enfants, vos parents, un proche donc vous auriez besoin de suivre la santé, etc. L’idée était de pouvoir proposer une grande simplification aux aidants, et de pouvoir faire gagner du temps à l’ensemble de nos utilisateurs. Tous ceux qui ont déjà tenté d’appeler leur mutuelle santé savent que cela peut être particulièrement fastidieux, tout comme tenter de retrouver un remboursement.

« Tous ceux qui ont déjà tenté d’appeler leur mutuelle santé savent que cela peut être particulièrement fastidieux, tout comme tenter de retrouver un remboursement ».

 

Et comment fonctionne l'inscription sur l'application ?

Tout simplement, vous téléchargez l'application, vous créez votre compte en communiquant nom, prénom, adresse mail, et numéro de téléphone. Nous vous proposons ensuite de connecter votre complémentaire et votre compte Ameli. À partir du moment où vous êtes connecté, l'onboarding est terminé, vous vivez l'expérience utilisateur. Pour l’heure, l’application ne permet pas de gérer un agenda santé, quand bien même nous proposons un service de téléconsultation à nos utilisateurs premium, et le transfert de l'ordonnance en pharmacie. En fait, l'application détecte automatiquement l'ensemble des remboursements à venir. Après avoir passé votre carte vitale chez le médecin, l’information part vers la Sécu et la complémentaire. Nous récupérons ces informations et nous recomposons tout simplement le parcours de soins, puis nous décomposons le remboursement : la part prise par la Sécurité sociale, la part remboursée par la première complémentaire, et nous analysons s'il y a un éventuel reste à charge. C’est ce dernier que nous proposons de rembourser automatique.

Vous souhaitez également vous attaquer à la problématique des remboursements manquants

Il y a effectivement aujourd’hui sur l'ensemble des mutuelles, institutions de prévoyance, assureurs et courtiers, des erreurs de gestion, ou des traitements informatiques qui ne passent pas. Si vous ne vérifiez pas d'une part sur votre compte Ameli, et en parallèle sur votre compte de mutuelle, vous ne pouvez pas savoir ce qui n’est pas passé, car les assureurs ne vérifient pas s'il y a un taux d'erreur parmi les remboursements. Dans l'application, nous avons développé un certain nombre de services qui nous permettent d'alerter l'utilisateur sur le fait que sa complémentaire ne l’a pas encore remboursé, et même de récupérer un remboursement non-effectué pour cause d'erreur informatique ou humaine de la part de la complémentaire. Nous faisons ce travail pour le compte de l'utilisateur : à partir du moment où nous recevons un flux de la Sécurité sociale, nous attendons le flux de la complémentaire, et si nous nous apercevons qu'au bout de 21 jours le flux du remboursement n'arrive pas, nous alertons notre utilisateur sur la possibilité d’une erreur. En parallèle, nous regardons ses garanties et ainsi nous savons quel remboursement doit être effectué. 

Est-il aussi possible de retrouver d'anciens remboursements manquants ?

Oui, dans la mesure où nous récupérons en règle générale entre 12 et 18 mois d'historique. Nos algorithmes passent sur l'ensemble du flux, donc nous pouvons tout de suite voir s'il y a eu par le passé des remboursements non-effectués. En moyenne, nous sommes aux alentours de 205 euros récupérés par an et par tribu en moyenne. 

Vous considérez-vous comme une assurtech ? Comment percevez-vous cet écosystème en France ?

Nous sommes depuis cinq ans clairement une assurtech, inscrit à l'Orias comme tel. Nos partenaires nous considèrent comme tel également. Ces cinq dernières années, les assurances en ligne se sont développées sur beaucoup de produits d'assurance, y compris sur la santé. Beaucoup travaillent en B2B directement avec les entreprises ; mais aucune ne s’est développée pour faire prendre conscience aux français de ce qu'ils ont, de ce qu'ils pourraient avoir et de comment optimiser leur budget santé. Sur un comparateur, ou au moment de la prise contact avec courtier ou avec une compagnie d’assurance, un entretien de découverte est réalisé pour savoir de quel produit de santé vous avez besoin. C’est tout l'inverse chez mySofie : à partir du moment où vous avez téléchargé l'appli, nous analysons vos besoins en termes de consommation de soins, et nous essayons de déterminer desquels vous aurez besoin demain. Bien sûr, nous ne nous considérons pas propriétaires de la donnée que nous avons, puisque la RGPD l’a rappelé : elle appartient à l'utilisateur, qui nous la confie uniquement. Notre travail est d'en tirer le meilleur.  


mySofie en chiffres : retrouver ses remboursements manquants

  • Trois quarts des utilisateurs déclarent avoir récupéré des remboursements manquants grâce à mySofie,
  • Dans la moitié des cas, les sommes sont supérieures à 50 euros par utilisateurs,
  • Le montant maximal que mySofie a aidé à récupérer est de 3 480 euros pour une tribu,
  • 15 tribus ont récupéré entre 2 875 euros et 4 432 euros,
  • 120 tribus ont récupéré plus de 1 000 euros chacune.
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