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Papillomavirus : le vaccin possible jusqu'à l'âge de 20 ans

Publié par le , Mis à jour le 09/08/2018 à 14:37

Pour être plus efficace, le vaccin anti-VPH doit être injecté tôt

Il n’est pas forcément trop tard pour se faire vacciner contre le virus du papillome humain (VPH). En effet, les jeunes filles non vaccinées au cours de l’adolescence peuvent l’être jusqu’à leur 20e anniversaire. C’est en effet ce que révèle une nouvelle étude parue dans la revue « The Lancet Child & Adolescent Health ». Coup de projecteur.

Le vaccin contre le VPH disponible sous 3 formes

Il n’est pas forcément trop tard pour se faire vacciner contre le papillomavirus, cause principale du cancer de l’utérus. Tel est en effet l’enseignement principal d’une nouvelle étude publiée au « The Lancet Child & Adolescent Health ».

Plus précisément, cette étude démontre l’efficacité du vaccin chez les jeunes femmes jusqu’à 20 ans. Ce vaccin, rappelons-le, prévient l’apparition de lésions précancéreuses due à ces virus sexuellement transmissibles dont les HPV (pour « Human Papillomavirus ») 16 et 18 à l’origine de presque tous les 3 000 cas de cancers de l’utérus diagnostiqués tous les ans en France.

Proposé depuis 12 ans maintenant, le vaccin contre le VPH est aujourd’hui disponible sous les 3 formes suivantes :

  • le Cervarix pour les HPV 16 et 18,
  • le Gardasil pour les HPV 6, 11, 16 et 18,
  • le Gardasil 9 pour les HPV 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58.

Dans l’Hexagone, l’injection de 2 doses du vaccin est recommandée entre 11 et 14 ans révolus. Dans le cas des jeunes filles non vaccinées de 15 à 19 ans révolus, c’est l’injection de 3 doses en rattrapage qui est conseillée. A l’heure actuelle, seulement 20 % des jeunes filles de moins de 15 ans sont immunisées contre le VPH grâce à la vaccination. La couverture vaccinale devrait dépasser 60 % pour une protection de l’ensemble de la population nationale.

Le vaccin anti-VPH plus efficace avant l’activité sexuelle

Pour les besoins de leur étude, les chercheurs ont analysé les cas de plus de 25 000 femmes dont 4 4000 d’entre elles présentaient des lésions précancéreuses.

Il apparaît que la protection offerte par le Gardasil est plus importante si son administration est précoce. En effet, le vaccin est le plus efficace lorsque les 3 doses de rattrapage sont injectées entre 14 et 17 ans ou entre 18 et 20 ans. Au-delà du 21e anniversaire, l’efficacité du vaccin semble décliner.

Cette nouvelle étude confirme donc que le vaccin anti-HPV présente une efficacité accrue quand il est injecté chez les plus jeunes et avant qu’elles n’aient une activité sexuelle. Elle laisse apparaître aussi que les rattrapages présentent un intérêt réel pour les adolescentes et jeunes femmes qui risquent d’être confrontées prochainement au virus car le vaccin contre le VPH perd en efficacité une fois que l’infection a eu lieu.

Toutefois, les chercheurs auteurs de l’étude ne vont pas jusqu’à préconiser l’abandon du rattrapage jusqu’à 26 ans. En effet, des essais cliniques ont mis en évidence un réel bénéfice pour les femmes concernées.

Notez enfin que le vaccin anti-HPV ne concerne pas seulement les femmes. Il est également proposé aux hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes (ou « HSH ») et sont âgés de moins de 27 ans. D’ailleurs, de nombreux experts plaident pour une vaccination des jeunes garçons et non plus uniquement des jeunes filles.

 
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