Assurance santé

Plan pauvreté : le gouvernement souhaite élargir l'accès à la CMU-C

Publié par le , Mis à jour le 11/09/2018 à 09:20

La moitié des personnes éligibles à l’ACS y renonce

Le gouvernement doit présenter jeudi son très attendu plan pauvreté. Parmi les points abordés, l’exécutif souhaite faciliter l'accès à une complémentaire santé pour les personnes les moins aisées. Ces derniers devraient profiter de nouvelles dispositions.

Faciliter l'accès aux soins pour les Français les moins aisés

Une mesure pour faciliter l'accès aux soins. Jeudi 13 septembre, le gouvernement présentera son très attendu plan pauvreté. Selon le quotidien Les Echos, l’une des mesures proposées est d’élargir l'accès à la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). Pour le gouvernement, l’idée est d’intégrer les personnes éligibles à l'Aide à la complémentaire santé (ACS). Concrètement, les trois contrats types mis en place lors de la refonte de l’ACS en 2015 devraient disparaitre. Ces derniers devraient être remplacés par le panier de soins de la couverture maladie universelle complémentaire. Un panier actuellement proposé aux personnes les moins aisées.

5 % de la population n’est pas couverte pas une complémentaire santé

Actuellement, l'Aide à la complémentaire santé s’adresse aux Français ayant des ressources inférieures à 11 900 € par an (pour une personne seule), mais supérieures à 8 800 € par an, plafond de la CMU-C. Cette mesure, qui devrait être inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019, a pour objectif de simplifier ce système. Malgré la réforme de 2015, la moitié des personnes éligibles à l’ACS n’y ont pas recours, et ce par renoncement. En supprimant l’ACS, le gouvernement compte donc augmenter le nombre de personnes couvertes par une complémentaire santé. En France, 5 % de la population n’est pas couverte par une complémentaire santé. Un taux qui monte à 12 % chez les 20 % des Français les plus pauvres. Avec cette mesure, les bénéficiaires de l’ACS devraient toutefois contribuer financièrement pour être couverts. Le gouvernement souhaite lancer cette complémentaire santé à un tarif de 1 € par jour (ou 30 par mois). 

 
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