Assurance santé

Plan santé : 54 mesures pour « transformer le système de santé »

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Quelles sont les grandes mesures de ce plan santé ?

La ministre de la Santé et le Président de la République vont présenter, ce mardi 18 septembre, les 54 mesures de leur plan santé. Réorganisation de la carte hospitalière, suppression du numérus clausus, ou encore création de 4 000 postes d'assistants médicaux : quelles sont les grandes mesures de ce plan qui doit « transformer le système de santé » ?

400 millions d'euros supplémentaires pour l'Assurance maladie en 2019

La ministre promet une réforme qui se veut à « 360 degrés ». Ce matin, mardi 18 septembre, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, et Emmanuel Macron, Président de la République, doivent présenter en détail les 54 mesures du plan santé. Des mesures qui ont néanmoins déjà été dévoilées la veille par l’Elysée. Ce plan, annoncée depuis plusieurs mois, doit, selon la ministre de la Santé, permettre de « transformer le système de santé » grâce à une réorganisation « systémique » du système de soins. Agnès Buzyn évoque ainsi une réforme à « 360 degrés », une réforme qui est pour elle, « la seule façon d'aboutir à un système rénové qui préserve les valeurs fondamentales de la sécurité sociale : l'universalité de l'accès aux soin, l'égalité des chances face à la maladie... ».

Signe de cette volonté de transformation, le plan santé sera accompagné d'un effort budgétaire d'environ 400 millions d'euros par an jusqu'en 2022. Cette augmentation des dépenses de santé doit ainsi permettre de financer les mesures prévues. Pour ce faire, le gouvernement a décidé de relever l'Objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam), le portant ainsi à 2,5 % en 2019.

Le numerus clausus disparaîtra à la rentrée 2020

Le numérus clausus, qui limite le nombre d'étudiants admis en deuxième année d'études de santé (médecine, dentaire, sage-femmes ou pharmacie), sera supprimé à la rentrée 2020. « On a aujourd'hui une sélection centrée sur des matières très scolaires de type maths et physique qui aboutit à un profil d'étudiants assez normé qui ne correspond pas aux besoins de la médecine actuelle », explique Agnès Buzyn auprès de l’AFP. Actuellement, la première année commune aux études de santé (Paces) est très exigeante puisque sur les 60 000 étudiants inscrits, seulement 13 500 sont autorisés à poursuivre. Avec le plan santé, ce concours sera remplacé par un parcours semblable à celui de toutes les filières, c’est-à-dire « des examens (qui) sanctionneront le passage en deuxième année puis en troisième », explique la ministre de la Santé au Parisien.

Remplacement de la tarification à l'activité et évolution du financement des hôpitaux

Décriée par l’ensemble des professionnels de santé, la « tarification à l'activité » (T2A) va être remplacée par des « parcours » standardisés. Cette décision est l’une des nombreuses devant conduire à une évolution du financement des hôpitaux. Le gouvernement souhaite mettre l’accent sur la qualité des soins et débloquera pour cela dès 2019, une enveloppe de 300 millions d’euros. Soit 5 fois plus qu’auparavant.

Réorganisation de la carte hospitalière et de certaines activités

A travers cette réforme baptisée « Ma santé 2022 : un engagement collectif », le gouvernement souhaite également « organiser une vraie gradation des soins ». Cette gradation des activités passera par une répartition des établissements en trois catégories (soins de proximité, soins spécialisés et soins ultra-spécialisés) au sein des groupements hospitaliers de territoire (GHT). Les plus petits établissements seront quant à eux « réorientés sur des priorités » comme la gériatrie, la rééducation, l’imagerie, la biologie ou la télémédecine. Un statut d'hôpital de proximité sera également créé.

Enfin, pour lutter contre les déserts médicaux, près de 400 médecins volontaires salariés seront envoyés dans ces zones « pour permettre aux patients d'accéder à une consultation généraliste ».

Création de 4 000 postes d'assistants médicaux

Le gouvernement souhaite créer 4 000 postes d'assistants médicaux afin de décharger les médecins « d’actes simples ». La création de ces postes d’assistants, à mi-chemin entre le secrétaire et l'infirmier, doit permettre aux médecins de se concentrer sur leur métier et ainsi de gagner 25 % à 30 % de temps médical. Pour bénéficier de ces assistants, les médecins devront exercer en groupe ou au sein d’une équipe de soins. Pour ce qui est du calendrier, ces postes seront financés dès l’année prochaine.

 
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