Assurance santé

Plus de 60 000 téléconsultations remboursées en un an par la Sécu

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En un an, 60 000 actes de téléconsultation ont été remboursés

Remboursés depuis le 15 septembre 2018 par l’Assurance maladie, plus de 60 000 actes de téléconsultation ont été pris en charge en un an. Un bilan bien éloigné des prévisions du gouvernement qui tablait sur 500 000 actes en 2019.

Une prévision de 500 000 actes en 2019

Mise en place pour lutter contre les déserts médicaux et les délais d’attente trop long, la téléconsultation a pris son temps à démarrer. Depuis son remboursement par l'Assurance maladie le 15 septembre 2018, plus de 60 000 actes ont été pris en charge par l’Assurance maladie. Un chiffre relativement éloigné des 350 millions de consultations physiques réalisées chaque année chez les médecins libéraux mais aussi de ce le gouvernement prévoyait dans son budget 2018, soit 500 000 actes en 2019, un million en 2020, puis 1,3 million en 2021.

Une accélération en cette rentrée 2019

Un démarrage poussif qui n’inquiète pas Nicolas Revel, directeur général de l’Assurance maladie, « ce qui compte, c’est le rythme auquel les choses progressent […] Au bout des six premiers mois on était à peine à 8 000 téléconsultations ». Le nombre d’actes de téléconsultation, qui permet de consulter un médecin à distance via un ordinateur, est en réel augmentation depuis le second semestre. « Les facturations s’accélèrent nettement depuis le début de l’année 2019. Pour le mois de janvier, on décompte 2 000 téléconsultations ; ce chiffre atteint 7 000 pour le mois de mai, pour dépasser les 10 000 téléconsultations mensuelles depuis l’été. Concernant le rythme hebdomadaire de cette rentrée 2019, le nombre de téléconsultations se situe autour de 3300 par semaine », souligne Nicolas Revel.

Si l’accélération est réelle depuis la rentrée, les actes facturés l’ont majoritairement été en Ile-de-France. « Pour faire de la téléconsultation il faut un outil sécurisé pour échanger des données de santé et qui intègre des éléments de paiement », indique à 20 minutes le Dr Jean-Paul Ortiz, de la CSMF. « Or jusqu’à présent il n’y avait pas beaucoup d’offreurs, ça commence à se développer ».

 
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