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Port du masque obligatoire à Paris et petite couronne : ce qu'il faut savoir

Publié par le , Mis à jour le 28/08/2020 à 12:07

Le masque est obligatoire pour les piétons à Paris et dans la petite couronne

Depuis ce matin 8 heures, le port du masque est obligatoire à Paris et en petite couronne. Si la communication du gouvernement a été quelque peu confuse, il semblerait que la mesure et les seuils de tolérance aient été finalement arrêtés. Les piétons devront donc porter le masque systématiquement dans toutes les zones définies ; des exceptions demeurent pour les cyclistes, joggers et pour ceux qui fument/mangent dans la rue.

Le port du masque est obligatoire pour tous les piétons circulant à Paris ou en petite couronne

À partir de ce vendredi 28 août 2020 à 8 heures du matin, le port du masque est strictement obligatoire pour les piétons à Paris ainsi que pour les trois départements de la petits couronne (Hauts-de-Seine 92, Seine-Saint-Denis 93, Val-de-Marne 94). Déroger à cette règle vous expose à une amende forfaitaire de 135 euros, pouvant être majorée à 3 750 euros en cas de récidive. « Le port du masque sera obligatoire pour tous les piétons circulant dans les espaces publics, les utilisateurs de vélos, deux-roues, trottinettes et autres engins de mobilité personnels, motorisés ou non », était-il indiqué.

Que les Franciliens se rassurent : Anne Souyris a tout de même laissé entendre qu'il pourrait y avoir une période de tolérance pour l'application complète de cette mesure. « Ça prendra quelques jours » pour s'instaurer dans le quotidien des Parisiens et banlieusards. « Au départ, la verbalisation 'nest pas d'actualité », a-t-elle ajouté. Rappelons également que le port du masque sera obligatoire en entreprise à partir de la rentrée.

Quelques exceptions : pratique du vélo, jogging, fumer, manger dans la rue

Annoncée la veille, la mesure devait au départ concerner piétons, cyclistes, motards, personnes pratiquant le jogging et au guidon d'une trottinette. Anne Souyris, adjointe à la mairie de Paris en charge de la santé avait même précisé : « il est interdit de fumer dans la rue, il est interdit d'enlever le masque ».

Toutefois, la Mairie de Paris est revenue sur cette annonce. Pour les fumeurs, la tolérance est de mise : « Quand on prend ce type de mesure, il faut l'appliquer [et] nous demandons vraiment qu'il y ait de la fermeté, avec, par contre, pour prendre l'exemple de la cigarette, du discernement de la part des agents publics pour laisser un peu de temps aux gens de respirer », a expliqué le Premier ministre Jean Castex. Certes, le tabac est déjà très onéreux, mais 135 euros pour une cigarette semblerait quelque peu déraisonnable. « Les gens sont prêts à jouer le jeu, mais ils veulent sortir un peu de ce climat de coercition », avait ajouté Jean Castex.

Quant aux cyclistes et coureurs, la mairie de Paris est revenue sur sa décision. « Le port du masque ne sera pas exigé » pour les personnes « exerçant une activité physique au titre de la course à pied ou du vélo », a communiqué la préfecture de police de Paris. « Nous sommes opposés au port du masque à vélo parce que rien, sur le plan scientifique, n’atteste que c'est dangereux et c'est surtout très contre-productif », avait déclaré Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris sur Franceinfo ce vendredi matin.

Une décision motivée par la recrudescence des cas de Covid-19

Pour la mairie de Paris, cette mesure est nécessaire : « la circulation du Covid-19 en Île-de-France avait fortement ralenti après la sortie de confinement mais, depuis la mi-juillet, tous les indicateurs montrent que le virus circule à nouveau plus activement dans la région », a-t-elle exposé dans un communiqué, précisant que « près de 600 personnes sont chaque jour testées positives au Covid-19 » dans la région. Jean Castex avait également évoqué une généralisation du port du masque à Paris la veille.

Anne Souyris a aussi mis en évidence un autre argument en faveur du port du masque « au moment où Paris », à une période où « les familles rentrent ». « Cela a un sens que de prendre de nouvelles habitudes », avait-elle déclaré. Quant à la préfecture, elle postule : « La dégradation de la situation sanitaire, avec une circulation active du virus dans l'agglomération parisienne, qui tend à s'accélérer, conduit le préfet de police (de Paris) et les préfets de la Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne, à prendre cette mesure forte, dans l'intérêt général. » Sachez également que le prix des masques devrait baisser à la rentrée.

 
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