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Bruit en open space : quels impacts sur les salariés ?

Publié par le , Mis à jour le 13/09/2021 à 18:23

C’est l’heure du retour au bureau pour la majorité des télétravailleurs. Lâcher le calme de son lieu de vie pour retourner travailler en open space peut être compliqué pour certains, notamment à cause des nuisances sonores.

L’open space, producteur de nuisances sonores

Depuis le 31 août 2021, les entreprises ne sont plus contraintes à un minimum de jours de télétravail hebdomadaire. C’est donc le retour au bureau pour nombre de Français, malgré l’enthousiasme grandissant autour du travail à domicile. Ils retrouvent donc leur bureau entouré des autres. En effet, environ deux tiers des salariés sont en open space ou partagent l’espace de travail avec au moins deux personnes.

L’open space, mis en place pour faciliter les échanges et encourager les équipes à travailler en collectif, a aussi des inconvénients pour certains. Avant la pandémie, en 2019, déjà 29 % des salariés se disaient gênés par le bruit au travail. Après le premier confinement, en juillet 2020, 57 % d’entre eux s’estimaient plus sensibles à la qualité de l’environnement sonore qu’avant la crise sanitaire, selon une enquête du Centre d’information sur le bruit. “Les conversations intelligibles sont la gêne la plus intensément perçue”, d’après l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS).

Le bruit et ses effets sont encadrés par la législation. Cependant, l'intensité sonore en open-space est généralement en dessous du seuil d'alerte de 80 dB(A) pendant huit heures de travail. L'INRS mesure généralement 50 à 60 dB(A) en bruit ambiant. Ainsi, la législation ne prend pas en compte les nuisances sonores qui déconcentrent les salariés

Les conséquences du bruit au travail

Travailler avec des nuisances sonores autour d’eux a des conséquences sur la santé des salariés. Cela peut produire de l’insatisfaction : l’exposition quotidienne au bruit des conversations, des sonneries de téléphone, etc. créé une hausse de l’irritabilité des collaborateurs qui ont du mal à se concentrer. Cela peut même conduire à des tensions entre les employés. Le bruit est aussi un catalyseur de stress et de fatigue : ils sont 8 actifs sur 10 à estimer que le bruit et les nuisances sonores au travail provoquent de la fatigue, une perte d’attention et des maux de tête.

Mais il y a aussi des conséquences sur le travail en lui-même, notamment concernant la performance. Un actif perd en moyenne 30 minutes de travail par jour à cause de la gêne liée au bruit, d’après une enquête publiée par l’association Journée Nationale de l’Audition. On note également une volonté de désertion du lieu de travail pour les collaborateurs les plus gênés. Il y a une hausse de la demande de télétravail et des réservations des salles de réunions pour être au calme. Pour l’instant, les entreprises n’apportent pas de vraie solution viable à leurs employés. Il ne leur reste plus qu’à ressortir leurs bouchons d’oreilles ou à investir dans un casque anti-bruits.

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