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Santé : 23 % des salariés du privé ne respectent pas leur arrêt maladie

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Près d'un salarié du privé sur quatre renonce aux arrêts maladie

D’après une étude menée par Malakoff Médéric, 23 % des salariés du privé s’étant vu prescrire un arrêt maladie en 2018 y ont renoncé partiellement ou de manière totale. Un phénomène en hausse depuis 2016.

Le non-respect des arrêts maladie en hausse de 4 %

Des arrêts maladie plus longs mais pas respectés. D’après une étude menée par Malakoff Médéric sur l'absentéisme au travail, 23 % des salariés du privé ne respectent l’arrêt maladie qui leur a été prescrit en 2018. Soit ils reprennent avant (8 %), soit il ne s’arrête pas du tout (15 %). Un chiffre en hausse de 4 % comparé à 2016. Pour Anne-Sophie Godon, directrice Innovation au sein du groupe de protection sociale, il s’agit d’une « progression significative », rapporte l’AFP. Selon leur poste ou fonction tous les salariés du privé ne réagisse cependant pas de la même manière. Alors que les cadres et dirigeants sont respectivement 22 % et 48 % à ne pas respecter les arrêts maladie, les ouvriers sont eux 11 % à y renoncer.

49 % regrettent de ne pas avoir respecté leur arrêt maladie

Renoncer partiellement ou totalement aux arrêts maladies peut toutefois faire naître quelques regrets. Près d’un salarié du privé sur deux (49 %) indique ainsi qu’ils ont fait le mauvais choix. Un choix justement qui a impacté leur productivité, la qualité de leur travail, ainsi que leur santé. Ils sont ainsi 24 % à déclarer que cela a rallongé la durée de leur maladie et 22 % à estimer que cela a provoqué une rechute. Parmi ces arrêts maladie, 39 % sont liées à un contexte professionnel. Il s’agit en effet de troubles musculosquelettiques, psychologiques, ou encore épuisement.

Toujours selon l’étude de Malaoff Médéric, la durée moyenne des arrêts longs (de plus de 30 jours) a augmenté de 10 % entre 2012 et 2016. Une croissance « impactant fortement le coût des indemnités journalières ». Des arrêts auxquels comptes s’attaquer le gouvernement. Le Premier ministre Edouard Philippe avait notamment déclaré qu’il envisageait d’avoir recours au télétravail  pour les limiter.

 
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