Assurance santé

Santé : alerte sur les feuilles fraîches d'Aloe vera

Publié par le , Mis à jour le 03/08/2018 à 13:58

Santé : seul le gel au centre de la feuille d'Aloe vera doit être consommé

Dans un communiqué, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) évoque les feuilles fraîches d’Aloe vera. Constatant qu’elles sont parfois proposées à la vente sans que le consommateur soit suffisamment informé sur la manière de les cuisiner, l’administration précise les précautions qu’il est indispensable de prendre. Explications.

Des molécules susceptibles d’être cancérigènes

Diverses préparations à base d’Aloe vera peuvent être utilisées dans différents produits (cosmétiques, médicaments, ingrédients alimentaires,…).

Au-delà de ce constat, la DGCCRF a remarqué lors de ses activités de contrôle et de surveillance qu’il arrive que les feuilles fraîches d’Aloe vera soient vendues pour que les consommateurs puissent les cuisiner eux-mêmes. Or, consommer ces feuilles nécessite quelques précautions.

La DGCCRF signale que la partie externe de la feuille d’Aloe vera secrète un liquide de couleur jaune (le « latex ») qui s’avère riche en dérivés hydroxyanthracéniques, molécules à l’effet laxatif très puissant et susceptibles d’entraîner de nombreux effets indésirables. En outre, dans un avis publié en ce début d’année, l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) révèle que les molécules précitées peuvent endommager l’ADN et être cancérigènes.

Enfin, la DGCCRF a constaté qu’en ce qui concerne la préparation des feuilles fraîches d’Aloe vera, les emballages ainsi que de nombreuses plateformes web ne font généralement pas état des risques relatifs à la consommation du latex ni la manière de se débarrasser de cette substance.

Ne consommez que le gel au centre de la feuille

Forte de ces différents constats, la DGCCRF annonce avoir, avec la Direction Générale de la Santé (DGS), procédé à la saisine de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), établissement public dont la mission principale consiste en l’évaluation des risques sanitaires en matière d'alimentation, d'environnement et de travail pour éclairer la décision publique.

En l’occurrence, la DGCCRF et la DGS chargent l’ANSES, qui a récemment alerté sur les amandes d’abricot, d’évaluer les risques résultant d’un usage alimentaire des feuilles fraîches d’Aloe vera.

En attendant que l’ANSES ne rende son avis sur ce produit spécifique, la DGCCRF et la DGS ont formulé la recommandation suivante : l’élimination de la partie externe des feuilles d’Aloe vera ainsi que de toute présence de latex pour consommer uniquement le gel qui se trouve au centre de la feuille. En vertu du principe de précaution, la DGCCRF et la DGS déconseillent également la consommation des feuilles fraîches d’Aloe vera, y compris du gel, aux enfants, aux femmes enceintes et allaitantes ainsi qu’aux personnes fragiles.

 
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