Assurance santé

Santé : les données personnelles de millions d'Américains stockées sans surveillance

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Données de santé : 187 serveurs non sécurisés découverts aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, une découverte vient d’être faite qui glace le sang ! En effet, sur l’autre rive de l’Atlantique, on vient de s’apercevoir que plusieurs millions de données personnelles à caractère médical étaient stockées sur des serveurs non sécurisés. Autrement dit, ces données pourtant sensibles étaient largement accessibles…

187 serveurs non sécurisés aux Etats-Unis

Avant-hier, mercredi 18 septembre 2019, les Américains ont eu la (désagréable) surprise de découvrir que des millions de données personnelles relatives à la santé faisaient l’objet d’un stockage sur des serveurs non sécurisés.

Plus précisément, les données de santé découvertes sur ces serveurs comprenaient l’identité de patients ainsi que des radiographies et d’autres images médicales.

Au total, ce sont plus de 5 millions de patients américains qui sont concernés mais aussi plusieurs millions de patients à travers le monde.

Grâce aux recherches effectuées, il apparaît que 187 serveurs aux Etats-Unis ne sont pas sécurisés. Ils ne bénéficient d’aucun dispositif de protection, même le plus élémentaire comme un simple mot de passe par exemple.

Les données relatives à plus de 16 millions de scanners

Spécialisé en journalisme d'enquête d'intérêt public, l’organisme ProPublica signale que la vulnérabilité de ces données de santé dépend de l’établissement de soins de santé concerné ainsi que du logiciel de dossier médical employé.

Par exemple, MobilexUSA, entreprise qui propose des services d’imagerie médicale, recense le nom ainsi que la date de naissance des patients, l’identité des professionnels de santé de même que l’historique de plus d’un million de personnes. Or, l’intégralité de ces informations est accessible via une simple requête de données. Grâce à l’alerte lancée par ProPublica, MobilexUSA a pu revoir la sécurisation de ces nombreuses données médicales.

Pour être tout à fait précis, ce sont les informations relatives à plus de 16 millions de scanners dans le monde entier qui étaient vulnérables, ce qui comprend le nom ainsi que la date de naissance des patients et parfois même leur numéro de Sécurité sociale.

Enfin, rien ne prouve pour l’heure que cette faible sécurisation des données personnelles de santé ait été exploitée et mise à profit par des personnes mal intentionnées. Toutefois, ProPublica poursuit son enquête.

 
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