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Santé : les médicaments anti-Alzheimer ne seront plus remboursés

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Les médicaments déremboursés seront le donépézil, la rivastigmine, la galantamine et la mémantine

Recommandé par la Haute Autorité de santé (HAS), le déremboursement des médicaments prescrits pour traiter les symptômes de la maladie d’Alzheimer devrait prochainement être acté par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Les 4 médicaments anti-Alzheimer bientôt déremboursés

C’est une petite bombe qui divise la communauté médicale. Dans les prochaines jours, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, devrait acter le déremboursement des médicaments anti-Alzheimer. Précisément, 4 médicaments seront concernés par cette mesure : le donépézil, la rivastigmine, la galantamine et la mémantine. Cette information révélée par le journal Libération met fin à plusieurs années de débats. En octobre 2016, la Haute Autorité de santé (HAS) avait déjà pointé l’inutilité de ces traitements. Elle indiquait que ces médicaments utilisés pour traiter les symptômes de la maladie d’Alzheimer présentaient un « intérêt médical insuffisant ». Un avis partagé par différents experts, qui, en plus de l’inutilité, pointaient la dangerosité de ces molécules.

Cette décision de dérembourser les médicaments anti-Alzheimer prend néanmoins à contre-pied toutes celles prises jusqu’à présent. Marisol Touraine, ministre de la Santé sous le quinquennat de François Hollande, ne voulait pas en entendre parler. Pour l’ancienne ministre, cette mesure « plongerait les patients et leur famille dans le désarroi ». Elle expliquait également en octobre 2016 que tant qu’un protocole de soins ne serait pas mis en place, « la question du déremboursement des médicaments ne peut et ne doit pas se poser ».

La HAS préconise une amélioration de la prise en charge

Un protocole est désormais élaboré et la Haute Autorité de santé a publié un guide et des fiches pratiques « pour la mise en œuvre de soins et d’aides adaptés dès les premiers signes jusqu’aux stades sévères de la maladie ». L’objectif est d’apporter un meilleur soutien aux aidants, améliorer la coordination entre tous les professionnels et proposer un diagnostic plus rapidement. Pour le professeur Christian Thuillez, président de la commission de transparence de la HAS, cela « va rendre des services bien meilleurs » que les médicaments.

De leur côté, les familles n’ont pas encore réagi. Après la recommandation de la HAS en 2016, des associations se sont faites entendre. Des professionnelles avaient quant à eux rédiger une tribune dans Libération en mars 2017 pour souligner le fait que le « déremboursement reviendrait à diminuer les chances d’accéder à la recherche thérapeutique innovante ».

 
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