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Santé : les robots détecteraient davantage de cellules précancéreuses

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Les robots détecteraient mieux le cancer du col de l'utérus

D’après une étude américaine l’intelligence artificielle pourrait détecter davantage de cellules précancéreuses que les humains et leurs examens traditionnels. Les chercheurs souhaitent d’ores et déjà développer cette technologie.

L’algorithme détecte des cellules précancéreuses dans 91 % des cas

Un meilleur dépistage grâce à l’IA. Selon une équipe de chercheurs américains, l’intelligence artificielle (IA) s’avérerait bien plus efficace et précise que les humains pour détecter les pré-cancers du col de l’utérus. Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont utilisé un algorithme développé par Mark Schiffman, médecin à l'Institut national du cancer près de Washington. Au total, 9 400 femmes ont participé et ont été suivies pendant plusieurs années. Chaque cancer apparu chez ses femmes a été relié à l’image du col avant l’apparition de la maladie. Entrainé sur ces images, l’algorithme a détecté des cellules précancéreuses dans 91 % des cas. A titre de comparaison, ce taux est de 71 % pour des examens conventionnels et de 69 % pour un expert humain. « C’était bien plus précis que des humains examinant les mêmes images. Bien plus précis que moi-même », explique Mark Schiffman.

570 000 cas de cancer de l’utérus dans le monde chaque année

Avec cette étude, l’objectif des chercheurs est de développer la technologie dans les 3 ou 5 prochaines années ainsi que de réaliser davantage d’essais cliniques. « Nous essayons de trouver des méthodes extrêmement abordables et faciles, mais très précises, afin d’attaquer le cancer par le vaccin ou par des techniques simples, par un smartphone par exemple », ajoute le médecin.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le cancer du col de l’utérus est le quatrième cancer le plus fréquent dans le monde, avec 570 000 cas par an. Une maladie de la pauvreté selon Mark Schiffman puisque si la mortalité a été réduite dans les pays développés grâce à des campagnes de vaccination contre les papillomavirus, les pays pauvres sont eux très touchés. Ces derniers concentraient 90 % des décès en 2012, selon l’OMS.

 
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