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Santé : sperme dégradé et puberté précoce à cause de l'environnement

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La pollution de l'air liée à la puberté précoce

Dans son « Bulletin épidémiologique hebdomadaire », Santé Publique France vient de se faire un état des lieux sur le sperme, un « indicateur global de santé publique ». D’après l’agence sanitaire, celui-ci se dégrade de 2 % chaque année à cause de l’environnement.

Le sperme se dégrade de 2 % par an en France

La fiction va-t-elle rattraper la réalité ? Rappelez-vous Les Fils de l’Homme, ce film où les humains ne peuvent plus avoir d’enfants. Une société futuriste où l’humanité se dirige vers l’extinction. Un tel scénario peut-il réellement arriver ? Si nous en sommes encore loin, une étude menée par Santé Publique France sur 27 000 hommes et révélée par l’AFP nous fait poser quelques questions. A travers son « Bulletin épidémiologique hebdomadaire », l’agence sanitaire s’est penchée sur le sperme, un « indicateur global de santé publique ».  Entre 1989 et 2005, la concentration en spermatozoïdes a chuté de près d'un tiers (-32,2 %). Soit près de 2 % chaque année. « Il est possible que cette baisse ait débuté dans les années 1970, si l'on prend en compte une étude précédente réalisée en région parisienne de 1973 à 1992 », explique les scientifiques.

Pour comprendre et expliquer cette tendance, les chercheurs émettent diverses hypothèses. L’une d’entre elles serait « les expositions aux PE (perturbateurs endocriniens) ». Le tabagisme chez les femmes enceintes, l’alimentation, la pollution de l’air ou bien encore « des modifications de mode de vie (sédentarité, stress, chaleur, sommeil) », sont également évoqués comme des causes potentielles. Si diverses hypothèses sont formulées pour analyser pourquoi le sperme se dégrade, les chercheurs n’en trouvent aucune concernant les cancers de testicules. Les cas recensés sont de plus en plus nombreux. De 1998 à 2014, le nombre de patients atteints de cette maladie a augmenté de 1,5 % chaque année. Des personnes qui sont pour la plupart âgées de 20 à 40 ans.

Une puberté de plus en plus précoce

La dégradation du sperme n’est cependant pas le seul phénomène qui inquiète Santé Publique France. Dans son « Bulletin épidémiologique hebdomadaire », l’agence sanitaire évoque aussi les cas de puberté précoce qui commencent depuis peu à être recensés. Cette puberté, qui se manifeste par des « signes de puberté avant l'âge de 8 ans chez les filles et de 9 ans chez les garçons », présente de multiples risques. Notamment pour la santé physique et mentale. Là encore, des causes environnementales sont mises en avant pour expliquer ce phénomène qui touche dix fois plus souvent les filles que les garçons. Si « la puberté précoce peut être liée à des facteurs génétiques spécifiques, et des facteurs ethniques/populationnels », l’agence sanitaire estime que « le rôle d'une exposition environnementale à des substances potentiellement perturbatrices endocriniennes et pouvant être d'origine anthropique [liée à l'intervention des humains] est à prendre en considération ».

 
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