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Santé : une présence inquiétante de Roundup dans les tampons

Publié par le , Mis à jour le 12/05/2016 à 18:27

Les tampons contiendraient du glyphosate

Un nouveau scandale secoue le secteur de la santé ! Menée en Argentine, une étude affirme en effet que 85 % des tampons et serviettes hygiéniques contiendraient un produit reconnu cancérigène début 2015 par l’OMS : le fameux Roundup, un herbicide contenant du glyphosate et produit par la compagnie américaine Monsanto. Nous avons mené l’enquête !

Glyphosate : un produit déjà contesté

En mars dernier, l’OMS avait déjà décidé de pointer du doigt ce désherbant en classant le glyphosate dans la catégorie des produits potentiellement cancérigènes pour l’homme. Selon cette institution, les jardiniers et les agriculteurs qui utilisent cette substance seraient plus sujet à développer un cancer.

Des études menées aux Etats-Unis, au Canada et en Suède sur des cas témoins ont en effet montré que les risques de cancer du sang étaient plus fréquents lorsque la personne était exposée au glyphosate. Une annonce qui avait alors fait l’objet d’une bombe dans l’industrie des phytosanitaires puisque le glyphosate est utilisé dans près de 750 produits agricoles ou amateurs et qu'il est, à l’heure actuelle, la pierre angulaire de la filière.

Une pétition sur la toile en guise de protestation

Les femmes utilisant des tampons pourraient donc être face à un risque de développer un cancer. Notons en effet qu’au cours de sa vie, une femme est susceptible d’utiliser environ 11 000 tampons et serviettes hygiéniques. Une raison supplémentaire donc de s’inquiéter !

Si d’après le chef de l’unité de médecine environnementale du CHU de Montpellier, le docteur Laurent Chevallier, ce pesticide ne s’accumulerait pas dans l’organisme mais que les expositions à répétition pourraient perturber le métabolisme humain, difficile de savoir à l’heure actuelle à partir de quel degré d’exposition le glyphosate est dangereux.

En outre, en France, les fabricants de produits hygièniques n’ont pas l’obligation de divulguer leur composition car il n’existe à ce jour aucune réglementation. Face à cette aberration, une française a lancé pendant la période estivale une pétition sur internet. L’objectif : inciter la marque de tampons Tampax à faire figurer sur ses emballages la composition de chacun des produits utilisés. Une initiative saluée par l’association 60 millions de consommateurs qui a décidé de s’y associer. Résultat : 66 000 signatures recueillies à ce jour.

 

 

 
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