Assurance santé

Si vous consommez des algues, gare à l'excès d'iode

Publié par le , Mis à jour le 07/08/2018 à 10:52

L'Anses avertit sur les risques d'une consommation excessive d'algues

Nouvelle alerte sur les aliments ! Après les feuilles fraîches d’Aloe vera, place aujourd’hui aux algues et à l’excès d’iode. En effet, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) signale qu’une consommation excessive et régulière peut s’avérer mauvaise pour la santé. En cause : leur forte teneur en iode. Explications.

Des effets indésirables non négligeables

Qu’elles soient fraîches, séchées ou sous la forme de compléments alimentaires, les algues s’invitent de plus en plus fréquemment à notre table.

Toutefois, l’Anses invite tout de même à faire preuve de retenue et de prudence en raison du risque d’apports excessifs en iode.

En effet, un apport excessif et régulier en iode peut entraîner des dysfonctionnements de la thyroïde ainsi que d’autres effets indésirables affectant notamment les reins et le cœur, avertit l’Agence dans un avis dévoilé ce mardi 7 août 2018.

L’Anses déconseille donc de consommer des aliments et compléments alimentaires qui contiennent des algues à toute personne souffrant d’insuffisance rénale, d’un dérèglement de la thyroïde ou encore de troubles du rythme cardiaque. En l’absence d’avis médical, elle déconseille également la consommation d’algues aux femmes enceintes ou allaitantes et à toute personne traitée avec un médicament renfermant du lithium ou de l’iode. Enfin, s’agissant des enfants, l’Agence invite les parents à faire preuve de prudence en raison de données « insuffisantes pour mesurer le risque encouru ».

600 microgrammes par jour pour un adulte

Etant donné que la teneur en iode peut s’avérer élevée dans les différents produits à base d’algues, leur consommateur peut représenter un « risque non négligeable de dépassement des limites supérieures de sécurité », soit 600 microgrammes par jour pour un adulte.

Parmi les différents types d’algues existants, certaines espèces s’avèrent très riches en iode. Selon l’Agence, il s’agit de l'algue rouge « Gracilaria verruqueuse » et des algues brunes laminaires « Laminaria spp » et « Saccharina spp ».

Dans son avis, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation considère qu’il serait « utile » que la teneur en iode des produits constitués d'algues soit indiquée sur ces produits afin que le consommateur soit en mesure de faire un suivi journalier des quantités d'iode ingérées.

On rappellera enfin qu’il y a quelques jours seulement, l’Anses avait mis en garde les allergiques au pollen s’agissant du miel et des produits de la ruche.

 
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