Assurance santé

Smecta, Vicks ...Prescrire dresse sa liste noire des médicaments à éviter

Publié par le , Mis à jour le 03/12/2019 à 17:23

Attention à ne pas trop utiliser ces médicaments

Comme chaque année, la revue indépendante « Prescrire » dévoile sa liste des médicaments à éviter. Aujourd’hui, 105 produits dont 92 commercialisés en France composent le document dont Smecta, Vicks ou encore Maxilase.

Une liste noire de 105 médicaments

C’est le moment de faire le tri dans votre armoire à pharmacie. Comme tous les ans, la revue indépendante Prescrire met à jour sa liste noire des médicaments à éviter. Une liste de 105 médicaments (dont 92 commercialisés en France) jugés « plus dangereux qu’utiles ». C’est dix de plus qu’en 2018. Des produits à ne pas consommer en raison de risques sanitaires « disproportionnés » qu’ils font courir aux patients.

Parmi les nouveaux arrivants, on retrouve des médicaments bien connus des Français. C’est le cas des sirops contre la toux « Clarix toux sèche pour enfant » et « Vicks sirop pectoral 0,15% pour adultes ». Selon Prescrire, ces sirops peuvent provoquer des troubles cardiaques et des réactions allergiques graves.

Maxilase maux de gorge est aussi pointé du doigt par la revue. Des comprimés qui pourraient là aussi provoquer des réactions allergiques graves (urticaires, démangeaisons…) voir un choc anaphylactique qui peut se manifester par une chute de tension, un gonflement du visage ou même des difficultés respiratoires. Pour informer davantage les malades, l’Agence nationale de sécurité du médicament souhaite d’ailleurs interdire son libre accès : « Ils seraient donc disponibles sans ordonnance mais uniquement sur demande au pharmacien qui, alors, délivrera tous les conseils nécessaires » peut-on lire dans le communiqué.

Autre médicament très utilisé en cas de gastro, le Smecta fait aussi partie de la liste noire. Un produit à base d’argile qu’il est aujourd’hui déconseillé d’utiliser en raison d’une possible contamination au plomb. En février dernier, l’ANSM avait déjà invité les enfants de moins de deux ans, les femmes enceintes ou allaitantes à ne pas l’utiliser. De son côté, l’OMS estime que le plomb peut « affecter l’intelligence de l’enfant et entraîner des problèmes comportementaux et des difficultés d’apprentissage ».

En 2018, la revue avait placé le Dolirhume, le Voltarène, le Voltaflex, le Vogalène ou encore le Rhinofluimucil dans la liste des médicaments à éviter.

Les Français accros à l’automédication

Aujourd’hui, huit Français sur 10 ont recours à l’automédication selon une étude de la Fédération des fabricants de produits d’automédication. Cette pratique qui permet de ne pas consulter un médecin est très appréciée par les femmes (85%) contre 75% chez les hommes. L’hiver est la saison privilégiée pour pratiquer l’automédication avec des malades qui souhaitent guérir d’un état grippal (51%), d’un maux de tête (46%) ou encore de maux de gorge (41%).

À noter que selon le contrat d’assurance souscrit, la complémentaire santé peut prendre en charge de manière partielle ou complète (voir les conditions générales) le remboursement des médicaments achetés sans ordonnance en pharmacie. Pour cela, il faut envoyer à l’assurance santé la facture d’achat des médicaments non remboursés.

Des médicaments avec un packaging neutre ?

Pour éviter les erreurs de la part des patients, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) recommande un packaging neutre. Comme pour les paquets de cigarettes, l’organisme souhaite rendre moins visibles les arômes et les noms des marques. Priorité à la molécule utilisée, les mentions légales ainsi que les indications d’usage. Une mesure pour aider les adeptes de l’automédication. Une recommandation loin de plaire aux industriels du secteur qui estiment que cette idée pourrait « être contre-productive » et « dangereuse pour les patients ».

 
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