Assurance santé

Travail de nuit : un risque accru de certains cancers chez les femmes

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Les risques de cancer du sein augmentent (58 %) pour les infirmières travaillant de nuit

Le travail de nuit n’est pas idéal pour la santé. Selon des chercheurs américains il favoriserait même le risque de développer certains cancers chez les femmes. Les infirmières représentent le groupe avec le plus haut niveau de risque.

Le travail de nuit : entre 21 heures et 6 heures

« Le travail c’est la santé » ? En tout cas pas celui de nuit. Alors que l’on savait déjà que le travail de nuit n’aidait pas à être en bonne santé, une étude américaine précise qu’il peut même la détériorer. Publiés dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention, les résultats d’une étude menée par des chercheurs américains annoncent que le risque de cancer progresse de 19 % en moyenne chez les femmes qui travaillent de nuit durant plusieurs années. Ce groupe de chercheurs vient ainsi valider le placement qui a été fait en 2007 du travail de nuit comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, rattaché à l'OMS.

Un risque accru de cancer du sein

Grâce à une méta-analyse de 61 études portant sur 3,9 millions de participants et 114 628 cas de cancer, les scientifiques ont conclu que le travail nocturne pendant plusieurs années augmentait le risque de 11 types de cancers. Le premier d’entre eux est celui de peau dont le risque accroît de 41 % par rapport aux femmes ne travaillant pas la nuit. Le risque de développement de cancer du système digestif augmente quant à lui de 18 % % et celui du sein de 32 %. Pour ce dernier, le risque augmente de 3,3 % par tranche de 5 ans chez les personnes travaillant de nuit.

Xuelei Ma, cancérologue de l'université du Sichuan à Chengdu (Chine), précise toutefois que cette augmentation du risque pour le cancer du sein n’a été observée que chez des femmes Européennes et d’Amérique du Nord. « Il est possible que ces femmes aient un taux plus élevé d'hormones sexuelles, ce qui est associé avec le risque de cancers hormonodépendants comme le cancer du sein » explique-t-elle.

Les infirmières : le groupe le plus exposé

Les chercheurs ont également étudié l’accroissement du risque selon les travails effectués. Le groupe étant le plus à risque est celui des infirmières. Celles qui travaillent de nuit ont un risque plus important de développement du cancer du sein (58 %) ou encore du poumon (28 %). Là encore l’étude trouve une explication en précisant que ce corps de métier se soumet de manière plus fréquente à des examens médicaux. Les cancers sont de fait plus nombreux à être diagnostiqués. 

 
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La prévention des risques du travail posté en équipes et/ou de nuit passe par : L’acceptation de ce type d’emploi par le salarié qui peut y trouver certains avantages financiers ou de durée du travail (selon son âge, son sexe, sa situation familiale…). De bonnes conditions de travail (heures de pause avec habitudes alimentaires correctes, sens horaire de rotation des postes de travail, limitation de la durée du travail de nuit …). Une information sur les risques inhérents au travail en équipes et une surveillance médicale renforcée. 

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