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Assurance santé

Trop de césariennes en France ?

Publié par le , Mis à jour le 16/09/2014 à 16:21

Au cours des quarante dernières années, les césariennes se sont multipliées au sein des cliniques et hôpitaux français qui pratiquent des accouchements. Or, si l’on en croit une récente étude parue dans la revue Acta Obstetricia et Gynecologica Scandinavica, 28 % des césariennes réalisées dans l’Hexagone auraient pu être évitées. Explications.

Le cas des césariennes programmées

D’après des données chiffrées datant de 2009, 20 % des accouchements en France sont réalisés par césarienne. Ils ne représentaient « que » 14 % en 1991 et, si l’on regarde plus loin en arrière, cette statistique a doublé au cours des 30 dernières années.

Autre fait notable : 7 % des accouchements donnent lieu à des césariennes programmées, c’est-à-dire que cette intervention chirurgicale a été décidée par avance et n’a pas été réalisée dans l’urgence. D’ailleurs, ces césariennes programmées ont été moins nombreuses au sein des hôpitaux publics (6,6 %) que dans les cliniques privées (9,4 %).

Une intervention loin d’être anodine

Ce constat pourrait apparaître assez anecdotique si la césarienne n’emportait pas quelques conséquences non négligeables.

En effet, cet acte médical s’accompagne d’un risque plus élevé de complications infectieuses pour la mère et son enfant, selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). La césarienne se traduirait par une mortalité plus élevée pour le nourrisson et la mère. Enfin, cette intervention représente un coût supérieur de 20 % à celui d’un accouchement par voie basse.

En outre, le risque d’obésité serait multiplié par 1,9 à l’âge de 12 ans pour les enfants nés par césarienne. En effet, cet acte empêche l’enfant d’avoir un contact avec le microbiote vaginal qui contribue à la constitution de la flore intestinale initiale du nourrisson.

A noter que posséder une bonne assurance santé permet notamment d’affronter les différents frais qui se font jour en cas d’hospitalisation. Ce peut le moyen par exemple de bénéficier d’une prise en charge des fameux « frais de confort ».

 
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