Assurance santé

VIH : augmentation des dépistages et baisse des nouveaux cas

Publié par le , Mis à jour le 26/11/2019 à 16:47

Un peu d'amélioration dans le dépistage du VIH

Il y a du mieux mais le chemin reste encore très long. L’agence Santé publique France a publié son bilan du dépistage du VIH. Aujourd’hui, la population est un peu plus dépistée et le nombre de nouveaux cas est en baisse.

Proposer davantage le dépistage du VIH

C’est une nouvelle encourageante que dévoile Santé publique France. Dans son dernier Bulletin épidémiologique, l’agence révèle que les dépistages du VIH sont en hausse dans le pays. En 2018, ce sont 5.80 millions de tests qui ont été réalisés dans des laboratoires d’analyses soit une augmentation de 11% depuis 2013. Autre signe très positif : la baisse des nouveaux cas. Le taux de positivité (1,9/ 1.000 sérologies) a diminué de 13%.

Même si les chiffres vont dans le bon sens, Santé publique France rappelle « que le recours au dépistage du VIH reste très insuffisant en France métropolitaine ».  En 2017, 6 200 personnes ont découvert leur séropositivité. Et dans la moitié des cas, les malades n’avaient jamais été testés. Pour un quart de ces nouveaux patients, la maladie se trouvait à « un stade précoce » et pour 29% à « un stade avancé ».

Rien qu’en Ile-de-France, 2 650 nouveaux malades sont recensés chaque année. Dans la grande majorité des cas, ce sont des hommes de plus de 50 ans qui sont nés à l’étranger. Des personnes qui ont été contaminées après un rapport hétérosexuel (60%). Et là encore, c’est un premier dépistage qui dévoile la séropositivité.

La Prep une protection efficace

Pour les auteurs de ce rapport, il est important de sensibiliser les professionnels de santé pour proposer un dépistage du VIH : « Royaume-Uni, par exemple, on estime que 500 000 personnes ayant consulté dans un service de santé sexuelle en 2018 n’ont pas bénéficié d’un test de dépistage du VIH, le test n’ayant pas été proposé à la moitié d’entre elles et les autres l’ayant refusé » peut-on lire sur le document.

Pour inciter la population à se tester davantage, il est suggéré d’augmenter l’offre du kit d’auto-prélèvement. Un dispositif qui fonctionne très bien chez les « hommes vivant dans les grandes villes et fréquentant les lieux de convivialité gays ».

La Prep est également devenue une alliée de taille dans la prévention du sida. Ce traitement préventif qui offre une protection de quasiment 100% s’adresse à des personnes qui n’ont pas le VIH mais qui ont un comportement à risque. À savoir, les personnes qui ne vont pas utiliser systématiquement un préservatif ou qui ont des rapports homosexuels. Grâce à ce traitement, les patients sont amenés à réaliser des dépistages beaucoup plus fréquents.

Augmentation des cas de IST dans le monde

Si une baisse des nouveaux cas de VIH est observée en France et dans d’autres pays européens comme l’Autriche, la Finlande, le Portugal ou le Royaume-Uni, du chemin reste encore à faire dans la lutte contre les IST.

Le nombre de nouveaux cas explose à travers le monde. La preuve : un million de personnes sont recensés chaque jour. Aujourd’hui, il y a 127 millions de cas de chlamydiose, 87 millions de cas de gonorhée, 6,3 millions de cas de syphilis et 156 millions pour la trichomase.

Ou se faire dépister du VIH ?

Le dépistage du VIH mais aussi des IST peut se faire dans différents endroits :

  • Les laboratoires publics ou privées : sur prescription médicale, la Sécurité sociale remboursera le test à hauteur de 100%.
  • Les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CEGIDD)
  • Les centres de PMI
  • Les associations de lutte contre le sida
  • Les PASS (permanence d’accès aux soins de santé) et autres services
  • Les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF)
 
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