Assurance vie

Bercy lance une consultation pour réformer l'assurance vie

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Le ministre de l'Economie veut réformer les contrats d'assurance vie

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, vient d’annoncer le lancement d’une plateforme de consultation publique sur la future loi PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises). Parmi les mesures envisagées, le gouvernement veut réformer l’assurance vie.

Une proposition de moduler les contrats en euros

La PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) vise à dynamiser la croissance et la transformation des entreprises. Alors que des parlementaires ont déjà été sollicités, le gouvernement vient d’ouvrir une plateforme en ligne pour une consultation publique. Il est notamment possible de donner son opinion sur des mesures visant à réformer les contrats d'assurance vie.

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, compte faire évoluer les contrats en euros, format le plus apprécié par les Français. Le fonds en euros est aujourd’hui composé en moyenne de 80 % d’obligations et de 8 % d’actions. Peu rémunérateurs, ces contrats offrent cependant une garantie en capital, contrairement aux contrats en unités de compte. L’objectif est de faire varier la garantie des nouveaux contrats d’assurance vie en fonds euros selon la durée de leur détention ainsi la garantie sera réduite si le contrat est détenu pendant une durée limitée. A contrario, la garantie sera « bonifiée » si le contrat d’assurance vie est détenu pour une durée plus longue, c’est-à-dire de 8 à 10 ans.  

Une mesure qui divise épargnants et assureurs

Attendue depuis longtemps, cette proposition doit « orienter davantage l'assurance-vie vers les placements longs et productifs ». Interrogé par le journal Les Echos, l’Afer (l’association des épargnants de France) redoute cette mesure et la juge mauvaise. « C’est une mauvaise idée […] Je préfère assurer la promotion de l'eurocroissance » explique Gérard Bekerman, patron de l’Afer. Ces contrats eurocroissance offrent une garantie en capital à partir de 8 ans minimum.

Les assureurs se disent eux ravis de cette proposition. Bernard Spitz, président de la Fédération Française de l'Assurance (FFA), juge que « la piste est bonne ». « Je suis favorable au fait de sortir de la garantie en capital annuelle, de la donner à une échéance, cela donne plus de souplesse à l'assureur et donc plus de chances de rendements à l'assuré » indique Patrick Dixneuf, directeur général d'Aviva France, au journal Les Echos. 

 
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