Assurance vie

Crise économique, reconfinement... Faut-il s'inquiéter pour l'assurance-vie ?

Publié par le , Mis à jour le 05/11/2020 à 12:46

L'assurance-vie est en « déficit » depuis sept mois

L’année 2020 n’est pas signe de bonne santé non plus pour l’assurance-vie, qui risque encore de perdre de sa superbe avec le reconfinement. C’est le moment ou jamais de comparer les assurances-vie pour profiter de conditions d’épargne privilégiées.

L'assurance-vie fait-elle de moins en moins rêver ?

L’assurance-vie n’a pas le vent en poupe en cette année 2020. Une crise sanitaire puis économique est passée par là. Le placement préférée par les Français depuis bien longtemps semble perdre de sa superbe. Mais est-ce dû uniquement au contexte d’une année morose, ou à une tendance de fond ?

Tout d’abord, il apparaît bien sûr évident que la période n’aide pas l’assurance-vie. Loin de là. En septembre, elle a connu un septième mois d’affilée de décollecte nette, ce qui signifie que les dépôts d’argent sur les produits d’assurance-vie sont inférieurs aux retraits et aux versements des assureurs. Pour le dire en un mot, ces derniers constatent depuis sept mois que l’argent sort plus qu’il ne rentre.

Les incertitudes économiques pénalisent l'assurance-vie

Etant un produit d’épargne à long-terme et répandu, les montants en question sont significatifs : la décollecte nette pour le mois de septembre affiche -800 millions d’euros, et, depuis le début d’année c’est 7,3 milliards d’euros de « déficit » qui sont décomptés pour les assureurs-vie, selon la Fédération française de l’assurance (FFA).

En effet, malgré un contexte peu porteur, 82,2 milliards d’euros d’épargne nouvelle a tout de même  été investie en assurance-vie, tandis que 89,5 milliards d’euros en sont sortis (d’où ce déficit de 7,3 milliards pour les assureurs-vie). 

Un résultat auquel le secteur s’attendait sans doute, puisqu’en temps d’incertitudes, les placements à long-terme sont mis de côté. Les épargnants placent alors davantage leurs économies sur des livrets, ou les laisse simplement sur le compte courant, afin d’y avoir plus facilement accès en cas de coup dur ; tandis que dans l’assurance-vie, la sortie de son épargne avant une durée d’investissement minimale imposée occasionne des pénalités (ou « frais de sortie »).

Un contexte qui bénéficie davantage aux livrets

Ainsi, depuis le début d’année, ce sont plus de 30 milliards d'euros qui ont été déposés sur des livrets (livrets A, livrets de développement durable et solidaire (LDDS) et livrets d'épargne populaire (LEP)). Le Livret A et le LDDS en particulier profite d’une bonne dynamique depuis l’année dernière (16,55 milliards d’euros de récolte en 2019, en forte progression par rapport à 2018), qui se confirme à la faveur de la crise sanitaire de 2020.

Peut-on prédire pour autant que ces livrets pourraient à terme déloger l’assurance-vie de sa place de produit d’épargne préféré ? S’il devait bien avoir un rattrapage, il faut d’abord dire qu’il ne se ferait pas du jour au lendemain. Pour l’heure, 450 milliards d’euros sont au total déposés sur les Livrets A et LDDS. Une somme quatre fois inférieure au trésor de guerre détenu par les assurances-vie  : 1 760 milliards d’euros ! C’est à « seulement » 300 milliards d’euros près la valeur ce que produit la France sur une année. 

Le produit d'épargne préféré des Français pourrait-il flancher ?

Pourtant, quelques aspects pourraient amener à penser que l’assurance-vie serait bien en meure de flancher. Tout d’abord au regard de son rendement. Ce produit rapporte en effet de moins en moins depuis plusieurs années. Le rendement net annuel moyen des fonds en euros (le placement le plus sûr et le plus répandu) décroit en effet depuis plusieurs année : il est passé de plus de 4% il y a dix ans aux alentours d’1,5% récemment. En 2019 il s’est fixé à 1,46%.

L’assurance-vie a également perdu de son attrait d’un point de vue fiscal. Des abattements s’appliquaient en effet autrefois pour les premiers dépots, puis sur les gains après huit ans d’épargne, sans parler des exonérations des droits de succsessions qui diminuent d’année en année. Un amendement soumis à l’Assemblée nationale en octobre, mais non-adpoté, prévoyait même de supprimer totalement ces derniers.

De nombreux atouts pour perdurer dans le coeur des épargnants

Néanmoins, l’assurance-vie continue de posséder des atouts non-négligeables. Sa fiscalité reste malgré tout plus avantageuse que celle des autres placements. Elle peut aussi ne pas faire partie de la succession d’un assuré quoi souhaiterait attribué son héritage à une autre personne morale ou physique que sa famille. Sa souplesse d’investissement est également difficilement égalable puisqu’elle permet d’investir dans presque tous les secteurs de l’économie.

Enfin, malgré la chute de ses rendements, elle demeurera toujours plus rentable qu’un livret A par exemple, dont le taux, fixé par les pouvoirs publics (en ce moment à 0,5%) décroit lui aussi tendanciellement depuis 1970 : hors crise de 2008, son rendement n’a jamais dépassé les 3% au 21ème siècle.

Toutefois, la mauvaise passe conjoncturelle que traverse l’assurance-vie, pourrait inciter les assureurs à vous faire profiter de conditions privilégiées (réduction des frais, assouplissement des conditions de sorties etc…) n’hésitez donc pas à sonder le marché grâce à notre comparateur en ligne.

 
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