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Covid-19 : quel est l'impact du confinement sur la pollution atmosphérique ?

Publié par le , Mis à jour le 14/04/2020 à 12:04
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Covid-19 : la pollution est-elle en train de diminuer ?

Si le confinement a provoqué une baisse de la pollution atmosphérique en Italie et en Chine, qu’en est-il de la France ? A Paris la réponse est oui selon Airparif qui souligne une diminution historique : « En 40 ans de mesure, cette situation n’est jamais arrivée ».

Le chauffage résidentiel facteur de pollution

C’est une question régulièrement posée depuis le début du confinement : quelles sont les répercussions sur la pollution ? Région relativement polluée, l’Ile-de-France profite-elle du confinement pour s’assainir ? Lors des premiers jours suivant le « lockdown » français l’impact n’était pas réellement perceptible, au contraire. S’il paraissait logique que la forte baisse du trafic automobile entraîne de facto une baisse significative de la pollution, Airparif, organisme chargé de relever la pollution atmosphérique en Ile-de-France, indiquait sur son site avoir placé son d’indicateur sur « Moyen ». La cause ? Le chauffage au bois. Si le trafic automobile est source de pollution atmosphérique en région parisienne, le chauffage en est une autre, surtout lorsqu'il est au bois. Un cocktail dévastateur lorsqu’on le couple avec une météo printanière qui favorise les réactions chimiques avec la formation de particules dites secondaires. Ces particules sont formées par les oxydes d'azote (NOx) liées principalement au chauffage puisque l'autre cause d'émission est généralement le trafic automobile.

Le confinement ne changerait donc rien ? Faux. Si les effets du confinement n’ont pas été visibles dès les premiers jours, la donne a considérablement changée les jours suivants. Dans un communiqué publié le 25 mars sur son site internet, Airparif révèle avoir constaté à Paris une baisse de la pollution comme jamais en 40 ans. Comparé à d’autres mois de mars, l’organisme a constaté sur la semaine du 16 au 20 mars « une amélioration de la qualité de l’air de l’ordre de 20 à 30% dans l’agglomération parisienne, consécutive à une baisse des émissions de plus de 60% pour les oxydes d’azote ». Et ce donc malgré la hausse du chauffage résidentiel.

Outre la baisse des polluants de l’air AirParif souligne dans un communiqué l’importante diminution du dioxyde de carbone (CO2), gaz à effet de serre. Une nette amélioration qui ne concerne cependant pas les particules fines (PM10 et PM2,5). « La diminution du trafic n’a pas compensé l’augmentation liée au chauffage résidentiel et au maintien des activités agricoles, conjugués à une météorologie printanière favorable à la formation de particules observée dans plusieurs régions avoisinantes », souligne Airparif.

Ailleurs en France les constats sont similaires. Dans les départements de la Loire et la Haute-Loire, Cyril Besseyre,de l'observatoire Atmo, rapporte « une baisse de l'ordre de 45% estimée à proximité des grands axes de circulation ». Là encore, si la qualité de l’air s’est améliorée, c’est en raison de la considérable diminution de la circulation. A Lyon, le confinement imposé a permis de baisser le trafic de 62% en périphérie et jusqu’à moins 85% dans l’hyper-centre. Le correspondant d’Atmo apporte toutefois une nuance à ces résultats : « lorsqu'il va pleuvoir par exemple, on peut avoir des niveaux de pollution qui peuvent être plus faibles qu'aujourd'hui puisque ça va abattre la pollution au sol ».

Une crainte pour l’après confinement

Faut-il se satisfaire de cette baisse ? Pas réellement selon François Gemenne, président de Climat Voices. Sur Twitter il explique au contraire que « la pandémie du coronavirus risque d'être une catastrophe pour le climat, à long-terme ». Se basant sur de précédentes expériences, François Gemene rappelle que les émissions ont au contraire tendance à augmenter au sortir d’une crise comme celle que nous vivons. Les raisons motivant cette crainte sont multiples selon lui : les nombreuses annonces de plans de relance de l’industrie fossile, une remise en cause des mesures de lutte contre le changement climatique « au nom de la relance économique », mais aussi la propagation de l’idée qui voudrait que la lutte contre le changement climatique demande l'arrêt complet de l'économie. François Gemene souligne ains que « le changement climatique n'est pas une « crise »: c'est une transformation irréversible. Il n'y aura pas de retour à la normale, pas de vaccin. Il faut des mesures structurelles, pas conjoncturelles ».

 
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1 RÉACTION
Renaud Pascal 30/03/2020 à 18:24
Bonjour avant de diabolisez le chauffage bois pensez juste qu,avant de servir de combustible le bois a absorbe enormement de gaz a effet de serre!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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