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DPE : où sont les logements les plus énergétiquement performants ?

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Savez-vous où se trouvent les logements les plus énergivores ?

En France, le parc immobilier est particulièrement énergivore. En matière de performance énergétique, les logements hexagonaux présentent toutefois de réelles disparités selon leur localisation. Alors, dans quelles villes ou régions sont les factures les moins élevées ?

Le DPE pour estimer les besoins énergétiques d’une habitation

Alors que le gouvernement est, depuis le début du quinquennat, parti en guerre contre les « passoires thermiques » et qu’une réforme du dispositif du diagnostic de performance énergétique (DPE) est prochainement attendue, le site SeLoger vient de livrer son premier baromètre sur les disparités énergétiques entre les régions et les villes françaises.

Obligatoire depuis le 1er janvier 2011, le DPE permet d’estimer les besoins énergétiques d’une habitation. Il précise ainsi la performance énergétique du logement à travers plusieurs facteurs tels que la description du bâtiment ou la consommation d'énergie en kilowattheures (KWh). Une lettre est par la suite attribuée au logement afin de renseigner la consommation en énergie du logement et donc le montant des factures (électricité, gaz). Les biens classés F ou G sont par exemple considérés comme des « passoires thermiques » ou « passoires énergétiques ».

Plus de 7 millions et demi de « passoires thermiques »

Les « passoires énergétiques » sont présentes en nombre en France. Le parc immobilier national en compte plus de 7 millions et demi, soit le tiers de l'ensemble des logements. Ce qui ressort de l’étude SeLoger est la piètre qualité énergétique du parc immobilier dans son ensemble. Avec une moyenne nationale du DPE de 250 kilowattheures par mètre carré (kWh/m²), le classement énergétique moyen est de catégorie E. Pour rappel, les deux niveaux suivants, à savoir F et G, définissent les « passoires thermiques ».

Parmi les nombreuses villes énergivores dénombrées sur le territoire, on retrouve en haut du classement Paris. Dans la capitale, la consommation énergétique des logements y est en moyenne de 242 kWh/m². Lille (266 kWh/m²/an) et Reims (266 kWh/m²/an) clôturent le podium. A l’inverse, Toulon (145 kWh/m²/an), Montpellier (161 kWh/m²/an) et Toulouse (166 kWh/m²/an) constituent le top 3 des villes les moins énergivores. Un classement qui questionne sur une différence Nord-Sud. « Mais la situation géographique et l'ensoleillement ne sont pas les seuls facteurs. Le DPE tient également compte de la date de construction du logement, de la superficie, du niveau d'isolation, de l'exposition, du nombre d'occupants, de l'énergie utilisée pour le chauffage, etc. », souligne Bertrand Gstalder, patron de SeLoger.

 

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Le VIIe, arrondissement parisien le plus énergivore

La date de construction est d’ailleurs un facteur de forte disparité à l'intérieur d'une même ville, et notamment à Paris. Alors que les logements avec meilleures performances énergétiques se trouvent dans le XIIIe arrondissement (204 kWh/m²/an), les plus énergivores sont dans le VIIe. « Le parc immobilier de ces arrondissements est souvent plus récent. Ainsi, à Paris, les tours du XIIIe arrondissement sont effectivement plus vertueuses énergétiquement que les immeubles haussmanniens d'autres quartiers », explique Bertrand Gstalder.

Des mesures pour réduire la consommation d'énergie

Ces fortes disparités vont-elles s’amenuir avec les nombreuses mesures prévues pour le gouvernement ? Outre la réflexion portée sur le programme de rénovation du parc immobilier, ce dernier a annoncé un nouveau « service d'accompagnement pour la rénovation énergétique » auprès des collectivités et des particuliers. Deux mesures coercitives vont également émerger en 2021 et 2028. La première prévoit de limiter la hausse des loyers pour les logements classées F ou G, la seconde, plus dure, d’interdire les logements classés F et G. Dès 2028, l’ensemble du parc immobilier devra en effet afficher une consommation inférieure à 330 kWh/m²/an.

 
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