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Historiquement bas, les taux de crédit immobilier vont continuer à diminuer

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Immobilier : les taux inférieurs à 1 % se multiplient

Déjà très attractifs, les taux de crédit immobilier ne cessent de baisser. A la rentrée 2019, ils avaient ainsi atteint un niveau historiquement bas : 1,17 % en moyenne toutes durées confondues. Un phénomène qui devrait encore s’accentuer dans les mois à venir du fait de la décision de la BCE de baisser son taux de dépôt.

Un taux inférieur à 1 % sur 25 ans

Les taux de crédit immobilier n’en finissent plus de baisser et cela devrait encore durer. La rentrée a été place sous le signe des records pour les taux de crédit immobilier. Un record de baisse enregistré par l’Observatoire Crédit Logement / CSA sur le mois d’août : 1,17% en moyenne toutes durées confondues. En septembre, le courtier Cafpi a quant à lui multiplié les taux inférieurs à 1 % : 0,35 % sur 10 ans, 0,60 % sur 15 ans, 0,75 % sur 20 ans et 0,85 % sur 25 ans. Sur l’ensemble du marché, le taux de crédit moyen atteint 0,50 % sur 10 ans, 0,95 % sur 15 ans, 1,05 % sur 20 ans et 1,25 % sur 25 ans.

« Avec un taux négocié sur 25 ans pour la 1ère fois sous les 1 %, tous les profils peuvent désormais emprunter pour réaliser leur projet. Les acheteurs en profitent également pour rallonger la durée de leur emprunt, afin d'augmenter leur enveloppe et compenser la hausse des prix de l'immobilier », explique à SeLoger Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi.

La politique de la BCE incite les banques à accorder plus de crédit

Une tendance qui devrait se poursuivre et même s’accentuer jusqu’en 2020 en raison de la politique menée par les deux banques centrales. Soutenue par la politique de la BCE (Banque Centrale européenne), la FED (réserve fédérale des Etats-Unis) a décidé de réduire ses taux d'intérêt pour la 1ère fois depuis 2008. La BCE a quant à elle décidé de baisser son taux de dépôt 0,10 %. Un taux qui était déjà négatif (à - 0,5 %). Cette politique incite les banques à accorder plus de crédit, au lieu de placer leurs liquidités auprès de la BCE. Les banques entrent dès lors en concurrence, ce qui provoque une chute des taux.

« À la mi-septembre, la plupart des banques ont dépassé leurs objectifs de production de crédit de plus de 30 % ! Elles ne sont plus dans une stratégie de conquête de clients mais de placements de liquidités », souligne à SeLoger Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer. Une stratégie qui devrait perdurer d’autant que Christine Lagarde, future Présidente de la BCE, a annoncé qu’elle maintiendrait le cap.

« Le maintien, voire même le renforcement, de la politique accommodante est l’un des éléments aujourd’hui qui nous laisse penser que les taux de crédit ne vont pas remonter significativement, et ce même en 2020 », analyse Jérôme Robin, directeur général de Vousfinancer. A l’inverse, ce dernier prévoit une baisse de 0,10 % d’ici fin 2019.

Le seuil du million de ventes devrait être atteint en 2019

Cette baisse est-elle pour autant une bonne nouvelle pour les ménages ? Si la plupart des experts misaient sur une année tranquille, il n’en est rien. Sur le marché immobilier, le nombre de transactions dans l’ancien au cours des douze derniers mois a déjà dépassé les chiffres records de 2018. « Pour la première fois, le seuil du million de ventes devrait être atteint d’ici à la fin de l’année », prédit au journal Le Monde Sébastien de Lafond, président cofondateur de MeilleursAgents.

Baisse des taux mais hausse des prix de l’immobilier

Les taux sont donc historiquement bas, le volume de ventes historiquement haut, mais quid des prix ? Dans de nombreuses villes, la baisse des taux ne parvient pas à compenser la hausse des prix de l'immobilier (+ 1,4 % sur un an pour l’ensemble de la France au 1er septembre).

Ainsi, à Paris, on dépasse les 10 000 euros/m² dans 60 % des arrondissements. Et la hausse ne se cantonne pas qu’à la capitale ou la région Francilienne, à Lyon (vers 4 400 euros/m²), Nantes (vers 3 300 euros/m²), Rennes (3 013 euros/m²) ou encore Toulouse (3 086 euros/m²), on arrive à des sommets jamais atteints. Une tendance qui là aussi devrait se poursuivre selon la Chambre des Notaires de Paris.

Alors, entre la hausse des prix et la baisse des taux de crédit est-il réellement intéressant d’acheter ? Une étude de Meilleurtaux.com met en avant que oui, il est de plus en plus intéressant d’acheter. De surcroit si on compare à la location. En France, l’achat d’un 70 m2 est plus intéressant qu’une location au bout de 1 an et 9 mois (contre 2 ans et 9 mois en 2018 et 5 ans en 2014). « En enlevant les trois grandes agglomérations, que sont Paris, Lyon et Bordeaux, la durée de détention nécessaire tombe même à un an et trois mois », souligne Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux. Ainsi, sur les 36 villes étudiées par le courtier, investir dans un 70 m2 est rentabilisé en moins de deux ans dans 27 villes.

Pour MeilleursAgents, les prix ne sont d’ailleurs pas surévalués. A l’inverse, l’expert immobilier estime le marché comme sain en raison d’une hausse du pouvoir d’achat immobilier, une amélioration du front de l’emploi, un amortissement rapide des biens immobiliers et une demande très soutenue. Un marché sain donc, mais qui empêche tout de même certains Français d’investir.

 
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1 RÉACTION
C'est bien tout cela mais quand vous avez le maire qui vous taxe de tout les côtés, impôts par ci par là souvent c'est le désespoir et il y a tout les à côtés Cordialement

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