Informations pratiques sur l'assurance

Assurance emprunteur : tout comprendre aux garanties et aux cotisations pour payer moins cher

Publié par le , Mis à jour le 26/07/2021 à 17:18

Tout comprendre au coût de son assurance emprunteur est souvent bien compliqué. Entre les garanties recommandées et facultatives, la répartition de la charge entre emprunteurs, et les différentes méthodes de règlement des cotisations il y a de quoi s'y perdre, et cela souvent à l'avantage de la banque... Pour vérifier si payez trop cher, le plus simple est de passer par un comparateur gratuit en ligne.

L'assurance emprunteur, pour quoi faire ?

La période actuelle apparait plutôt favorable à l’achat d’un bien immobilier, en particulier d’un point de vue des conditions de financement : pour un emprunt sur 20 ans, le taux moyen se situe autour d’1,10% en ce mois de juillet 2021. 

Mais cette bonne nouvelle doit vous inviter à être d’autant plus vigilant au coût de votre assurance emprunteur : avec des taux si bas, c’est en effet sur ce produit que les banques réalisent leurs marges. Or, comprendre ce produit d’assurance dans toute sa complexité peut s’avérer bien difficile, d’où ce petit guide qui pourra vous servir de tout temps à mieux négocier avec votre banque.

Premier point, pour mémoire, l’assurance emprunteur (ou assurance de prêt immobilier) est une police proposée lorsque vous souscrivez un prêt pour un achat immobilier. Dans les faits, elle n’est pas obligatoire, mais il est de nos jours presque impossible d’obtenir un emprunt sans cette couverture.

Le principe de ce produit d’assurance est simple : vous versez à échéance régulière des cotisations qui serviront à indemniser la banque si vous vous trouvez en incapacité de le rembourser (pour cause d’invalidité, de chômage, de décès…). C’est donc une façon pour l’organisme prêteur de s’assurer contre un éventuel défaut de paiement de l’emprunteur.

Bien sûr, comme pour toute assurance, la prime demandée dépend du risque que représente le futur propriétaire : si la banque estime que ce dernier a peu de risque de faire défaut, il paiera son assurance crédit moins cher. Pour évaluer ce risque, un questionnaire de santé doit être rempli : les fumeurs, qui représentent par exemple un risque supérieur de décès prématuré, doivent s’acquitter généralement d’une cotisation plus importante.

Des garanties obligatoires ?

Commençons par là : quelles sont les garanties qu’une banque peut vous imposer, et lesquelles peuvent être considérées comme facultatives ? On peut considérer la garantie décès comme la couverture minimale à laquelle il faille souscrire : en cas de décès de l’emprunteur, la charge du remboursement est transférée à l’assureur.

Cette garantie décès est souvent accompagnée de la garantie emprunteur perte totale et irréversible d’autonomie. Dans ce cas de figure, le futur acquéreur se trouve dans l’incapacité d’honorer son prêt suite à un accident ou une maladie qui lui empêche de retrouver un emploi.

D’autres garanties additionnelles peuvent également être souscrire, comme la garantie invalidité permanente partielle (qui permet d’être couvert en cas d’invalidité partielle), ou encore la garantie interruption temporaire de travail (qui permet d’être couvert pendant une période d’interruption de travail, mais généralement uniquement dans le cas d’un licenciement économique).

Repartir la charge de l’assurance entre emprunteurs

Si vous souhaitez emprunter à deux ou plus, sachez qu’il est également possible de partager la charge de l’assurance. La banque impose en effet le plus souvent que la police couvre a minima à 100% de le montant de l’emprunt, mais sur l’ensemble des deux personnes, s’il s’agit d’un couple, par exemple.

Si les conjoints remboursent le prêt à parts égales, ils peuvent ainsi répartir le coût de l’assurance en en payant 50% chacun : ils n’ont pas besoin d’être couvert tous les deux à 100% (ce qui couvrirait le montant totale à hauteur de 200%). 

crédit-emprunt-économie

Cotisations fixes ou dégressives ?

Une fois le choix de la répartition effectué, il faut s’intéresser au mode de cotisation choisi. Deux grands modèles coexistent : les cotisations fixes et les cotisations dégressives. Avec les premières, vous paierez durant toute la durée de l’emprunt le même taux, fixé au moment de la signature du prêt. L’assurance dégressive diminue en fonction du capital restant dû : plus vous avancez dans le prêt, plus le montant à rembourser diminue, et donc l’assurance également.

A première vue, la seconde option peut paraitre plus intéressante, car vous allez payer l’assurance de moins en moins cher. Mais il faut être vigilant, et bien calculer ce que les deux formules vont vous coûter sur toute la durée du prêt : les premières échéances des assurances dégressives peuvent en effet être plus chères que les fixes, car elles décroissent ensuite, et donc être moins intéressantes à terme !

Il existe également une troisième option mise notamment en avant par les assureurs dits « alternatifs » qui ne sont pas des banques : une cotisation à coût variable à « âge atteint ». Issue d’un calcul du risque dont nous allons vous épargner les détails, cette formule a l’avantage de suivre l’évolution de la carrière « classique » d’un emprunteur ou d’un couple d’emprunteur.

Au début du prêt, lorsque l’emprunteur débute sur le marché du travail, les cotisations sont moins élevées qu’avec les deux autres modes de calcul. Puis elles les dépassent, autour de la cinquième année de crédit, et pour cinq à dix ans, au moment où l’emprunteur est censé être à l’apogée de sa carrière professionnelle et de ses prétentions salariales. Enfin, à partir de la quinzième année d’un crédit à 20 ans, les cotisations redeviennent les plus faibles, quand l’emprunteur peut subir une baisse de salaire à l’approche de la retraite.

Pour y voir plus clair, il faut bien sûr calculer ce que le total des cotisations va vous coûter avec ces trois formules différentes, et sur la durée totale du prêt. Vous pouvez également demander votre tableau d’amortissement, qui vous permet de mieux saisir ce que vous payez en assurance année après année.

Mais vous devez également avoir ces chiffres en tête : la durée moyenne d’un crédit immobilier est de 19 ans, mais celle du remboursement est de 9 à 10 ans, ce qui signifie que les emprunteurs allant au bout de leur crédit tel que signé sont rares : ils sont plus nombreux à le renégocier à ou à le racheter pour changer de bien. 

A première vue donc, l’assurance dégressive apparait bien avantageuse, mais si vous devez changer de crédit une fois arrivé à la moitié de la durée, l’assurance vous aura coûté plus cher qu’avec des cotisations fixes. 

Il est encore temps de changer d'assurance emprunteur

Toutefois, si vous vous apercevez que vous pouvez faire des économies sur votre assurance emprunteur et que le prêt est déjà signé, pas de panique, il est encore temps d’en changer ! Il est en effet possible de procéder à une substitution (ou « délégation ») d’assurance emprunteur. 

Depuis 2014, et la loi Hamon, les emprunteurs peuvent changer d’assurance sans frais au cours de la première année de souscription, même si celle-ci a été contractée auprès de la banque prêteuse.

Grâce à la l'amendement Bourquin, ou loi Sapin 2, entrée en application en 2017, il est également possible de changer d’assurance à chaque date d’anniversaire du contrat. Ces deux facilités pour changer d’assureur en cours de prêts visent à renforcer la concurrence dans un marché dominé à près de 90% par les bancassureurs. 

Désormais, avec ces nouvelles législations, et en attendant la résiliation « à tout moment », de nouveaux acteurs spécialisés dans l’assurance emprunteur se font une place et concurrencent les banques, notamment sur le terrain de la digitalisation. De plus, avec cette concurrence accrue, le prix des assurances emprunteur a tendance à baisser structurellement : les assureurs sont obligés de proposer des tarifs attractifs par crainte de perdre leurs clients.

Pour vérifier si votre cotisation d’assurance emprunteur se trouve toujours dans les prix du marché, et si vous ne pourriez pas trouver moins cher, le plus simple est de passer par un comparateur d’assurance de prêt immobilier en ligne : si vous trouvez un nouvel assureur, ce dernier se chargera même de la démarche de substitution.

Économisez jusqu'à 40% sur votre assurance prêt immobilier

Grâce à Assurland.com, comparez gratuitement vos assurances personnelles en quelques minutes pour être protégé au meilleur prix !

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES