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Comment placer et faire fructifier votre argent en 2021 ?

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2020 a été une année secouée par la crise sanitaire et économique de Covid-19. On se souviendra notamment du Krach boursier entamé à la fin du mois de février et qui s'était poursuivi jusqu'au moins d'avril, avec de très importantes baisses des principaux indices boursiers. Alors, comment investir, placer et faire fructifier son argent en 2021 ? Assurland.com passe en revue différentes options, en fonction des risques que vous êtes prêts à prendre.

Comment et pourquoi placer, investir, épargner en 2021 ?

Placer son argent permet de le faire fructifier, c'est-à-dire d'en tirer des bénéfices. In abastracto, le principe est simple : plus vous prenez de risques, plus cela peut vous rapporter. Attention cependant, qui dit risques dit pertes potentielles de vos gains mais aussi et parfois de votre capital de base.

2020 a été une année particulièrement perturbée et atypique et il est très difficile de prédire de quoi 2021 sera faite. En effet, nous nous trouvons dans un contexte inédit d'un point de vue économique, boursier, en termes d'endettement des États, des particuliers et des entreprises, et ce au niveau mondial. Assurland.com tente donc de vous donner quelques éclairages sur les différentes options d'épargne qui peuvent s'offrir à vous en France et pour cette année.

Le Livret A et le LDDS

Premièrement, vous pouvez épargner sur des placements très sécurisés. On retrouve parmi ces placements le Livret A et le LDDS, qui ont d'ailleurs chacun connu une collecte record en 2020. En effet, dans un contexte de crise, leur liquidité et leur flexibilité séduisent. Toutefois, les deux sont très peu rémunérateurs bien que défiscalisés et sans frais : leur taux n'est que de 0,5 %. Ils sont également plafonnés : à 22 950 euros pour le Livret A et à 12 000 euros pour le LDDS (les intérêts peuvent continuer à se cumuler une fois le plafond atteint). Ces placements d'épargne sont donc simples d'utilisation et garantis, mais très limités.

Le PEL

Toujours en placement sécurisé, il existe le PEL (Plan épargne-logement). Toutefois, son rendement est bas (1 %) et il est fiscalisé à 30 % (17,2 % de prélèvements sociaux, 12,8 % d'impôt sur le revenu), contrairement au Livret A et au LDDS. De plus, il est bloqué pendant 4 ans au minimum et son plafond est de 62 000 euros. Si donc vous ne disposez pas d'un « vieux » PEL, c'est-à-dire d'avant 2011, à une époque où le taux était de 4,4 % ou plus, souscrire un PEL ne sera guère rentable pour vous.

L'assurance vie

L'assurance vie a longtemps été chérie des Français grâce à ses rendements et ses capitaux garantis. Toutefois, les choses ont changé et, en 2020 particulièrement, les Français ont délaissé ce type d'épargne. Cela s'explique pour plusieurs raisons : un contexte de crise sanitaire et économique qui pousse à s'orienter vers des placements plus liquides (il n'est pas possible de retirer les capitaux placés sur une assurance vie avant 8 ans sauf rachat) et des taux très bas, du moins pour les fonds en euros, qui sont des placements garantis.

Ainsi, investir aujourd'hui sur des fonds en euros est très peu rentable, d'autant plus que de nombreux assureurs refusent de laisser les nouveaux souscripteurs investir sur un contrat à 100 % en fonds en euros. Pour plus de rentabilité, il faudra donc panacher ses placements avec des unités de compte (UC) et donc prendre plus de risques.

Le PER

Depuis octobre 2019, les nouveaux PER (plans épargne-retraite) ont été mis sur le marché par les assureurs et les banques. Ces derniers ont connu un certain succès en 2020 : tout d'abord, ils sont plus flexibles que l'assurance vie grâce à la loi Pacte et permettent par exemple une sortie anticipée en cas d'achat d'une résidence principale.

Ensuite, ils sont optimisés pour préparer votre épargne en vue de votre retraite et proposent plusieurs modes de sortie (en rente viagère, en capital à 100 %, en capital fractionné). Cela est particulièrement pertinent dans un contexte où règne une très grande incertitude au niveau du système de retraite par répartition français. Enfin et à l'instar des anciens PER ou des assurances vie, ils proposent une fiscalité intéressante.

« Les pouvoirs publics sont en train de mettre à disposition des épargnants au sens large (individuel ou épargne d'entreprise) des véhicules de retraite complémentaire parce qu'il y a une volonté de l'État de promouvoir l'épargne-retraite. Bruno Le Maire voudrait multiplier par 10 le montant de l'épargne-retraite des Français.

Deuxièmement, l'État veut se désengager du problème des retraites. Nous sommes en train de faire en 2020 ce que nous avions fait dans les années 1980 pour les frais de santé. À cette époque, l'État s'était dégagé de la protection sociale au niveau des frais de santé au profit des mutuelles. La démarche est la même aujourd'hui : l'État donne les outils aux entreprises et aux individus de se constituer une retraite avec une réforme des retraites sous-jacente. », expliquait à Assurland Dider Clareboudt du courtier Verspieren à Assurland lors d'une interview.

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Le fonds eurocroissance

Si le système de l'assurance vie vous intéresse mais que vous désirez un rendement plus élevé, vous pouvez opter pour un fonds eurocroissance. Ce dernier se présente comme une alternative plus avantageuse aux fonds en euro classique : on peut considérer qu'il est à mi-chemin entre un contrat multi-supports et une assurance vie en fonds en euros. La différence réside dans la garantie en capital : avec un fonds eurocroissance, elle n'est acquise qu'après 8 ans d'affiliation minimum, ou plus selon l'échéance que vous choisissez.

Les actions et ETF en bourse

Enfin, en termes de placements financiers, vous pouvez directement investir en bourse et acheter des actions, investir dans des ETF (Exchange traded funds), dans le Forex ou encore dans des matières premières. Bien évidemment, ce type d'investissements est particulièrement risqué car non-garanti, en particulier dans le contexte actuel de crise économique. Mais c'est également un moment d'opportunités ; parmi les Français, 400 000 nouveaux investisseurs ont d'ailleurs été recensés par l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Pour commencer à échanger en bourse, il vous faudra ouvrir un PEA (plan épargne action) ou un compte titres. Pour cela, vous pouvez vous adresser à votre banque, à une banque en ligne ou néo-banque ou encore ouvrir un compte-titres via un broker tel qu'eToro, XTB, Trade Republic ou encore AvaTrade.

Les cryptomonnaies

Vous avez probablement entendu parler des cryptomonnaies, le Bitcoin, l'Ethereum ou encore le Dogecoin, récemment mis en lumière en parallèle « l'affaire Gamestop ». Les cryptomonnaies sont en essence très volatiles et donc très risquées. Il est recommandé de ne pas se lancer dans ce type d'investissements sans une expertise avancée, bien que les gains potentiels puissent donner envie.

L'immobilier

Dernièrement, vous pouvez toujours « investir dans de la pierre ». L'immobilier reste une valeur refuge en France et un investissement intéressant. Attention néanmoins, les règles changent quelque peu pour les investisseurs : « Pour ceux qui voudraient acheter cette année, il faudra faire attention car les banques ont abandonné le calcul en différentiel plus favorable à l'investissement locatif. C'est-à-dire que les loyers ne sont plus déduits de la mensualité de crédit », a rappelé Sandrine Allonier de Vousfinancer.com à Assurland lors d'une interview.

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