En quoi consiste l'interruption volontaire de grossesse (IVG) ?

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En quoi consiste l'interruption volontaire de grossesse (IVG) ?

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Interruption volontaire de grossesse : quel est son fonctionnemment ?
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En France, l’avortement est accessible à toute femme non désireuse de poursuivre une grossesse. Toutefois, au-delà du principe, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est réglementée et il convient de respecter plusieurs étapes avant mais aussi après l’intervention. Présentation.

 

IVG : les conditions à remplir

Ces différentes conditions à remplir pour bénéficier de l’interruption volontaire de grossesse sont relatives au délai, au libre choix de la femme, aux consultations préalables obligatoires ainsi qu’à l’entretien psychologique.

 

Tout d’abord, il faut savoir que le délai légal d’avortement a été fixé à la fin de la 12e semaine en France, ce qui correspond à 14 semaines après le 1er jour des dernières règles.

 

Ensuite, le libre choix de la femme. La femme est seule juge de sa situation, elle est libre de sa décision. La jeune fille mineure, quant à elle, doit demander elle-même cette intervention, hors de la présence de ses parents. Toutefois, elle doit avoir l’autorisation de l’un au moins de ses parents ou de son représentant légal. Mais, si le dialogue avec les parents apparaît impossible, la jeune fille mineure peut se passer de cette autorisation. Elle doit alors être accompagnée de l’adulte de son choix, qu’il s’agisse d’une personne de son entourage ou de l’un des membres du planning familial.

 

En ce qui concerne les consultations préalables obligatoires, elles sont au nombre de 2 et séparées par un délai de réflexion d’une semaine.

Lors de la première consultation, le médecin réalise un examen clinique, informe la patiente des différentes méthodes existantes et signale les risques ainsi que les effets secondaires potentiels de l’IVG.

Lors de la deuxième consultation qui se déroule 7 jours après - à moins que le délai ne soit réduit en raison de la proximité du seuil des 12 semaines de grossesse - le médecin peut réaliser l’IVG s’il est habilité à pratiquer cet acte médical. Si la patiente souhaite que l’interruption soit réalisée par un autre médecin, celui-ci doit fournir un certificat prouvant que la patiente a satisfait à l’obligation des consultations préalables.

 

Enfin, l’entretien psychologique. Il est proposé à toute femme qui envisage une interruption volontaire de grossesse et il présente un caractère obligatoire pour la jeune fille mineure et se traduit par la remise d’une attestation indispensable pour réaliser l’IVG.

Cet entretien est mené par une « conseillère conjugale » qualifiée en conseil conjugal qui apporte conseils et assistance.

Cette consultation a en principe lieu au cours de la semaine qui suit la consultation médicale et elle se déroule au plus tard 48 heures avant l’IVG.

A noter qu’un centre d’IVG qui se trouve dans un établissement public hospitalier doit offrir des permanences pour l’entretien psychologique. Ainsi, la femme enceinte peut accomplir les différentes démarches relatives à l’IVG.

 

Les méthodes d’interruption volontaire de grossesse

Dans l’Hexagone, deux méthodes d’interruption de grossesse sont utilisées : d’une part, la méthode chirurgicale et, d’autre part, la méthode médicamenteuse.

 

Tout d’abord, la méthode chirurgicale. Envisageable jusqu’à la fin de la 12e semaine de grossesse, elle ne peut être pratiquée qu’au sein d’un établissement de santé. En règle générale, elle exige également une hospitalisation dont la durée peut être inférieure ou égale à 12 heures.

Pratiquée sous anesthésie locale ou générale, la méthode chirurgicale d’IVG consiste à aspirer l’œuf après dilation du col de l’utérus grâce à la prise d’un médicament.

 

Ensuite, la méthode médicamenteuse. Envisageable jusqu’à la fin de la 5e semaine de grossesse, elle peut être pratiquée dans un établissement de santé ou dans le cabinet d’un médecin de ville.

Cette méthode est réalisée avec deux prises de médicaments, l’une mettant fin à la grossesse et l’autre provoquant des contractions ainsi que l’expulsion de l’embryon.

 

Quel est le coût de l’IVG ?

Pour une interruption volontaire de grossesse par voie chirurgicale ou médicamenteuse, les frais de soins, de surveillance et d’hospitalisation au sein d’un établissement public ou privé sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

Si la jeune fille mineure peut compter sur le consentement de ses parents, elle bénéficiera aussi de leur couverture sociale. Si tel n’est pas le cas, il ne pourra lui être adressé aucune demande de paiement au titre de l’IVG.

 

IVG : la visite de contrôle

Que l’IVG ait été pratiquée en utilisant la méthode chirurgicale ou la méthode médicamenteuse, une consultation de contrôle et de vérification doit être effectuée entre le 14e et le 21e jour après l’intervention.

C’est l’occasion aussi pour le médecin ou la sage-femme d’envisager avec la patiente un moyen de contraception adapté à sa situation personnelle.

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