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Médicaments : baisse du taux de remboursement des somnifères

Publié par le , Mis à jour le 04/02/2015 à 15:01

Pour s’endormir plus rapidement, les Français ont régulièrement recours à la consommation de somnifères qui ne sont pas particulièrement bien remboursés. Afin de lutter contre cet effet de surconsommation, la Haute autorité de santé a décidé de diminuer les remboursements de sept somnifères membres de la catégorie des benzodiazépines hypnotiques.

Les Français consomment trop de somnifères

À l’origine, les somnifères peuvent être prescrits en cas de troubles du sommeil passagers. Mais, ces dernières années, les prescriptions médicales incluant des benzodiazépines hypnotiques ont beaucoup augmenté. Une pratique que la Haute autorité de santé qualifie d’abusive. Car, consommer des somnifères à long terme et sans indications valables peut avoir des conséquences sur le comportement. Ainsi, le patient peut être confronté à des troubles de la mémoire, des effets de somnolence et de dépendance.

De plus, il semblerait que l’efficacité de ce type de médicament s’atténue avec le temps. De ce fait, sur une longue période, l’intérêt thérapeutique des somnifères est limité comme le souligne la Haute autorité de santé.

Une baisse des remboursements

Depuis le mois de novembre 2014, les taux de remboursements des benzodiazépines hypnotiques ont connu une large baisse pouvant aller de 65% à 15%. De surcroît, la Haute autorité de santé recommande une prescription pour une courte durée et à plus faible dose. Tout en sachant que la durée maximum d’une prescription doit être limitée à quatre semaines en incluant la phase de  munition de la dose. Au-delà de 28 jours, l’efficacité des somnifères est alors incertaine.

Les somnifères concernés par cette baisse de remboursement sont :

- le Nuctalon

- le Havlane

- le Noctamide

- le Mogadon

- le Normison

- le Stilnox

- le Imovane

En 2013, 48,8 millions de boîtes de somnifères ont été achetées dans les pharmacies. Un chiffre alarmant d’après la Haute autorité de santé. Un phénomène qui peut aussi ’expliquer par le fait que les patients ont la possibilité de consulter plusieurs médecins afin de se faire prescrire ce type de médicaments. De simples raisons personnelles suffisent parfois à en obtenir quelques boîtes. Un usage dangereux et peu recommandable. En France, 4 millions de personnes consomment régulièrement des somnifères. Un chiffre qui classe notre pays en têtes des plus gros consommateurs de médicaments d’Europe.

 
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